Daniel Cario Interview de Daniel Cario pour Valse barbare

Interview de Daniel Cario pour Valse barbare

Bonjour Daniel Cario. Vous publiez dans les jours qui viennent Valse barbare, thriller à couper le souffle. Pouvez-vous nous résumer le début de l’intrigue en quelques mots ? Quels thèmes sont abordés ?
Un homme perd la mémoire lors d’un terrible naufrage dont il est le seul rescapé. Un inconnu, émergé de son passé, le harcèle. L’amnésique va partir à a recherche de l’être qu’il était auparavant. Il n’imagine pas ce qu’il va découvrir…
En filigrane, j’aborde le thème de la schizophrénie : deux consciences opposées dans un même cerveau. C’est aussi une réflexion sur la mémoire, et sur la responsabilité de l’homme dans ses actes antérieurs alors qu’il a radicalement changé d’existence.


Vous vous êtes lancé dans ce nouveau registre en mars dernier avec Au grenier, roman choc largement salué par la critique, et récidivez avec Valse barbare. Pourquoi ne pas vous être essayé à ce style plus tôt ?
En réalité, c’est l’inverse qui s’est produit. J’ai commencé à écrire dans le registre du thriller il y a une vingtaine d’années avec Au grenier et Valse barbare, mais ces deux romans n’avaient pas été publiés à l’époque. C’était alors un genre plutôt réservé aux écrivains anglo-saxons. Je les ai repris au niveau de l’écriture, sans rien changer à l’histoire. Merci à Palémon de m’avoir fait confiance.


Vous êtes un écrivain prolifique. Avez-vous la rare chance d’écrire très rapidement ou écrivez-vous jour et nuit ?
J’ai la chance d’écrire vite et de ne pas être trop perturbé par le bruit. Je n’ai pas de créneau préférentiel (pas la nuit cependant, j’ai besoin de recharger les batteries). Il faut savoir aussi que le fonctionnement de l’écriture ne se limite pas aux heures passées devant le clavier ; le roman « vit » dans la tête de l’écrivain même en-dehors des moments d’écriture.


Comment vous viennent les idées de vos intrigues ?
J’ai souvent pour habitude d’imaginer la fin de l’histoire, et j’aime bien avoir la chute avant de commencer. En réalité, tout se construit en amont d’un embryon d’idée afin de renforcer la logique et de créer la surprise : je n’imagine pas des personnages en me demandant ensuite ce qu’ils pourraient bien faire ; j’ai le scénario, et j’invente les personnages qui vont le rendre crédible. Rester plausible à la limite de l’incroyable… Provoquer la surprise, voire l’indignation du lecteur, en lui démontrant que ce n’est pas invraisemblable et que ça pourrait arriver…

Des parutions à venir, des titres en écriture ?
Plusieurs projets, dont certains sont déjà ficelés : début novembre, toujours chez Palémon, un roman copieux dans un tout autre registre et inspiré d’une histoire vraie : celle d’un ami confronté en Thaïlande à la réincarnation, Le Dragon des Michelet. Au printemps 2015, deux autres romans entièrement écrits : Les Bâtards du diable (encore chez Palémon), et un autre roman qui se déroule dans le monde des repasseuses de coiffes dans la première moitié du XXe siècle et au Faouët (éditions Presses de la Cité, nous n’avons pas encore le titre définitif), et j’ai quelques autres surprises en réserve.

Pourquoi un tel éclectisme ?
J’ai toujours eu la volonté de ne pas être contraint dans un genre littéraire unique, étiqueté une fois pour toutes. J’ai d’abord été connu pour ce qu’on appelle le roman de terroir, Le Sonneur des halles, Le Brodeur de la nuit, que je ne renie pas. Mais j’ai toujours eu envie d’élargir la palette de mon écriture. Reste à ne pas décevoir les lecteurs qui me font l’honneur de me suivre…

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