divers Interview Pierre Pouchairet / L’île abandonnée #3 – son rapport à l’écriture

Interview Pierre Pouchairet / L’île abandonnée #3 – son rapport à l’écriture

 

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3e volet de l’interview de Pierre Pouchairet : son rapport à l’écriture.

(retrouvez le 1er volet, consacré à son parcours, ici)

(retrouvez le 2e volet, consacré à ses sources d’inspiration, ici)

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As-tu des routines/habitudes d’écriture  ?

Pour l’écriture, j’ai un peu un rythme de petit fonctionnaire. J’écris dans la journée aux heures de bureau. Je ne suis pas du genre à me réveiller tôt ou me coucher tard pour écrire. En ce moment, je passe le plus clair de mon temps au Cameroun. Ma femme y travaille et elle quitte la maison vers huit heures pour n’y revenir qu’aux environs de vingt heures.

Le matin, c’est en général sport et le reste du temps je suis devant mon ordinateur à écrire.

 

Es-tu plutôt du genre à avoir tout ton plan en tête dès le début, ou à te laisser porter par les personnages vers une fin que tu n’avais pas imaginée  ?

Pour l’histoire, c’est assez variable. Si je fais un plan, il n’est pas détaillé et laisse une grande place à l’improvisation au cours de l’écriture. Par contre, j’ai déjà idée de plusieurs scènes qui figureront dans le livre, dont la fin. Je sais ou je veux arriver et il m’est donc effectivement possible d’écrire certains chapitres sans suivre l’ordre chronologique de l’ouvrage.

Pour parler de mon dernier livre «  L’île abandonnée  », dans lequel un Airbus se pose sur l’aéroport d’Ouessant, j’ai commencé par cette scène. La rédaction est le fruit d’un travail commun avec un pilote d’Air France. Il a rédigé toute la trame du déroulement de l’atterrissage avec tous les termes techniques nécessaires et j’ai repris tout ça à ma sauce.

Souvent, j’ai dans l’idée des scènes que je veux avoir dans le livre et je les rédige séparément. Il faudra ensuite trouver un moyen de les coller dans l’histoire.

 

Est-ce un avantage ou un inconvénient d’avoir été policier pour être auteur de polars ?

Un avantage, oui. Je sais faire la différence entre un pistolet et un revolver. Je sais qu’on tire sur une queue de détente et non pas une gâchette, que les mandats de perquisition n’existent pas et qu’il n’y a plus d’inspecteurs de police. Plus sérieusement, l’avantage est de savoir comment fonctionne exactement la police. Et surtout, surtout, je sais quelles sont les relations entre des policiers et tous les professionnels de la justice.

Pour le côté négatif, le Code de procédure pénale, c’est un boulet accroché au stylo, je n’arrive pas à écrire des choses impossibles.

 

Et voilà pour aujourd’hui ! La suite au prochain épisode, c’est-à-dire demain, vendredi 26 juin !

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