divers Interview Valérie Valeix / Mort d’une bougie

Interview Valérie Valeix / Mort d’une bougie

VV06-ItwBlog-w

 

Notre auteure Valérie Valeix vient de publier « Mort d’une bougie« , passionnant 6e tome de sa série « Les enquêtes de l’apicultrice« .

Interview !

 

Quel est ton parcours ? D’où viens-tu, où vis-tu ?

J’ai exercé plusieurs métiers dont conseillère beauté au Printemps Haussmann, notamment chez la marque aux 2 C entrelacés et ainsi que pour une grande marque japonaise auprès de laquelle j’ai reçu de précieux conseils que j’ai gardés et qui m’ont servi jusque-là. Puis ce fut la Fondation Napoléon pendant huit ans, comme membre correspondant (nous étions 250) à servir de plume électronique à l’Empereur pour sa correspondance en 15 volumes et ses quelques 40 497 lettres… On ne rentre pas à la Fondation sans être fan un minima ou à défaut amateur d’Histoire. À présent je vis en Normandie où je suis apicultrice depuis une petite dizaine d’années.

 

Comment t’es venue l’idée d’une série policière apicole ?

J’ai eu une grossesse tardive et difficile, c’est la vie comme on dit… Le gynécologue qui me suivait était fasciné par le fait que je sois apicultrice. Il me posait plein de questions « abeilles » et concluait sur « pensez à autre chose pour que bébé arrive… » Pas si évident… Il m’a suggéré de raconter la vie d’une apicultrice, j’ai haussé les épaules, cela avait déjà été fait avant moi. Je regardais alors à la télévision Le Sang de la Vigne que j’aimais beaucoup (ironie du sort, je ne bois pas une goutte d’alcool) et c’est ainsi que j’ai eu le déclic. Quand j’ai écrit Échec à la Reine, je m’en suis ouverte auprès d’un des auteurs de la série, JP Allaux, qui m’a félicitée.

 

De qui t’es-tu inspirée pour le personnage d’Audrey ?

Le personnage d’Audrey est inspiré de plusieurs personnages littéraires et de la télévision. Je voulais qu’elle ait du caractère en partie issu de son histoire personnelle qu’on découvrira au fil des opus. 

 

Et pour celui de Stein ?

Stein est, lui, inspiré par Alain Bernard qui a été un temps gendarme et nageur pro. Je voulais pour lui un physique particulier et pas de » beau gosse » ou de bellâtre insipide. Alsacien car je passais toutes mes vacances à Colmar dans un gîte d’hôtes où ça rouscaillait en alsacien tous les matins après la jeune fille de la maisonnée qui avait plus envie de rester au lit après avoir fait la bringue que de servir les hôtes. 

 

Comment s’est passée ta rencontre avec Danielle Thiéry ?

J’ai rencontré Danielle Thiéry au salon du livre de Notre Dame de Lire fin juin 2019. C’est elle qui s’est présentée à mon stand avec Pascale Hervieux, compagne de Michel de Decker et une des organisatrices du salon. Pascale et Michel connaissaient la série qu’ils appréciaient, Danielle m’a acheté le Tome 1 Échec à la Reine pour son voisin apiculteur afin de le remercier de s’occuper de sa maison de province quand elle est à Paris. Quand je suis partie le soir, je suis allée lui dire « au revoir », elle m’a donné sa carte, je ne savais alors pas qui elle était. De retour chez moi, j’ai tapé son nom sur le net et là, big surprise !  J’ai tout de même osé en faire mon invitée d’honneur pour mon salon Bee Polar, qui en 2020 n’a finalement pas eu lieu, la faute au Covid. Elle a accepté, on s’est revues à Noir Vézère en Dordogne, elle a continué à acheter mes livres pour son voisin. 

 

Et votre collaboration ? Qu’a-t-elle apporté au livre ?

Nous étions au salon du Mans ensemble. C’est là que je lui ai demandé si elle accepterait de faire la préface, elle a dit OK. Et soudain j’ai eu l’idée d’en faire une « Guest » comme je le fais avec d’autres de mes amies/amis. Là encore elle a dit « oui ». Ce qu’elle a apporté ? D’abord un « vrai » flic en personnage intégré, cela n’avait jamais été fait, elle a aussi apporté son professionnalisme sans oublier qu’elle est très pétillante. 

 

Tu as également débuté une série historique. Tu as un rapport fort avec l’Histoire, et Napoléon en particulier. Raconte-nous ça… D’où cela vient-il ?

Je suis tombée dans la marmite impériale petite quand ma grand-mère m’emmenait dans les jardins de la Malmaison (Hauts de Seine). Bien des années plus tard ce fut la Fondation Napoléon où j’ai rencontré des grands noms de l’Empire (du moins leurs descendants) : le baron Gourgaud, le prince Masséna et le collectionneur loufoque Pierre-Jean Chalençon. J’ai toujours lu des romans historiques, des biographies et visité des châteaux ou des demeures d’écrivains, je pense à Monte- Cristo d’Alexandre Dumas près d’où j’habitais alors au Port Marly (78). 

 

Quels sont tes projets éditoriaux ? Des futurs livres en cours ?

Mes projets éditoriaux sont divers : polar fantastique, historique encore mais avec un personnage célèbre comme enquêteur, et du sentimental. Audrey et Jérôme m’en laisseront-ils le temps ? Pour l’instant, le livre en cours est le Tome 2 des enquêtes du Capitaine Sabre. On peut ne pas aimer Napoléon, on peut lui reprocher les batailles et les morts en pagaille… Il reste que l’époque était hors norme avec des personnages incroyables que je ferai découvrir au fil des tomes. 

As-tu des habitudes d’écritures/des routines ? Préfères-tu écrire le soir, le matin, etc. ?

Mes habitudes d’écritures sont en fonction du temps libre que me laisse ma fille de 4 ans, cela a été longtemps durant la sieste 14h-16h30, en grandissant elle est moins encline au dodo d’après-midi alors c’est devenu le matin de bonne heure, avant qu’elle se lève pour l’école. Pendant les vacances on adaptera encore.

 

Quelles sont tes inspirations littéraires, quels auteurs/styles aimes-tu ?

Je suis un fan d’Alexandre Dumas que j’ai lu entièrement, de Juliette Benzoni, reine des sagas historiques comme Le Gerfault (en partie en Bretagne au XVIIIe) et Boiteux de Varsovie dans les années 20. J’ai eu la chance de la rencontrer, on s’appelait souvent. J’ai aimé Nicolas Le Floch de Parrot, une superbe promenade dans le Paris du XVIIIe siècle. J’espère aussi promener mes lecteurs dans le Paris ou la province de la fin de l’Empire. D’ailleurs, un de mes chroniqueurs qualifie Jérôme de Le Floch impérial, quel hommage ! 

Tes journées doivent être bien remplies, mais as-tu d’autres passions ?

Je suis d’une famille de collectionneurs ! Mon grand-père collectionnait les véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale et les soldats de plomb de la même époque. Mon père les véhicules miniatures Dinky Toy ainsi que quelques jouets en fer. Moi je m’intéresse au sujet et j’ai organisé plusieurs expositions de jouets anciens par le passé, ce qui demandait une grosse mais passionnante recherche historique. 

Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>