| L'ouvrage |
Bretons des Kerguélen reprend le fil des histoires
extraordinaires des explorateurs, navigateurs et marins-pêcheurs
bretons dans les mers australes, de la découverte à aujourd'hui. Pour
bien mesurer la « bretonnitude » des îles australes, nous remontons
jusqu'au fameux découvreur Yves de Kerguélen et à ses lieutenants cornouaillais dans les années 1770.
Nous suivons les efforts désespérés des pionniers de la colonisation.
La vie est dure sur ces îles désolées : le froid, la faim, le scorbut,
l'isolement et la promiscuité, les tempêtes...
De nombreux drames se
succèdent mais les îles demeurent fascinantes et de nouveaux
volontaires se présentent toujours pour tenter l'aventure.
Au bout du monde, des noms bretons.
Les
Kerguelen, découverts déserts, portent la mémoire historique de ses
visiteurs. Chacun a nommé ce nouveau monde à sa guise : noms d'épouses,
de bateaux, d'officiers, de marins et de la Bretagne natale. Ainsi on y
trouve le Golfe du Morbihan, la baie de Penfeld, Port Navalo, la Pointe
de l'Armorique ou l'île Guillou, hommage à un marin décédé.
Bretons des Kerguélen
est le témoignage du lien méconnu entre des générations de Bretons, en
majorité marins, et des terres perdues dans le vaste océan austral ; un
lien qui s'ancre aujourd'hui à Brest, où l'Institut Polaire Paul-Emile
Victor est l'une des portes d'entrée pour accéder au grand Sud.
La parole est donnée aux contemporains, scientifiques, artistes ou
marins, tous Bretons, tous attirés par ces terres australes austères et
vides qui ont pour noms Kerguelen, Saint-Paul, Amsterdam, l'archipel de
Crozet...
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