JPB02

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Enigmes à Bourvillec n°2 : Arrête ton cinéma

Roman format poche (11 x 18 cm)

368 pages
ISBN / EAN : 9782907572927

 

 

 

RÉSUMÉ 

 

Jean-Paul Birrien est né et a passé sa jeunesse à Châteauneuf du Faou avant de travailler à la mairie de Carhaix. C’est donc tout naturellement dans le centre Finistère qu’il a situé la petite ville de Bourvillec qui ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à Châteauneuf du Faou, sa commune de naissance.

La série des « Enigmes à Bourvillec » se distingue des séries habituelles qui sont liées à un, voire plusieurs personnages, évoluant à chaque fois dans des milieux différents : l’originalité de cette série est d’être liée à un lieu et de donner la vedette à une petite commune bretonne dans laquelle se déroulent ou se terminent les enquêtes policières.

Ce n’est pas la seule particularité de cette série qui se passe à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, une époque qui rend nostalgiques non seulement ceux qui l’ont connue, mais également ceux qui en ont entendu parler.

Autre particularité : l’écriture en double entrecroise les réflexions du personnage principal avec le déroulement de l’action et donne une saveur particulière à la lecture de ce roman peuplé de personnages savoureux et attachants.

Du polar breton où l’humour et le suspense ne laissent aucun répit au lecteur.


 

Charles Dubois, un quadra célibataire apparemment très riche, vit avec sa mère dans la plus belle demeure de Dinard.Il s'intéresse à la jeune et jolie Emma sans savoir que Freddy, le petit ami de cette dernière, cherche à profiter de l'occasion pour cambrioler sa villa.

Mais les choses tournent mal pour les deux jeunes gens qui se retrouvent embarqués dans une équipée meurtrière à travers la Bretagne. En fait Charles n'est pas du tout le riche héritier qu'ils croyaient. D'ailleurs qui est réellement ce type qui s'habille comme un acteur américain des années cinquante, roule en Bentley, tire plus vite que son ombre,et se fait appeler Gatsby ?

Le trio en cavale va tenter d'échapper aux forces de police et de gendarmerie lancées à ses trousses, en se réfugiant à Bourvillec, dans le centre Finistère. Freddy n'est pas un inconnu dans le pays où ils arrivent la veille d'un grand mariage...

Mené tambour battant, ce véritable road-movie où l'humour n'est jamais absent vous conduira en Bentley de Dinard à Bourvillec sans vous laisser le temps de reprendre votre souffle.

 

 

 

 

 

LES MÉDIAS EN PARLENT 

 

 

extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :

 

Jean-Paul Birrien sait construire son roman pour qu’à aucun moment nous ne soyons tentés de le refermer, pour que notre lecture ne soit qu’un flux continu de bonheur, de peur, d’angoisse et de rigolade (Si ! En fait, on peut rire plusieurs fois et bon cœur !). Sommes-nous dans un roman policier classique ? Certainement pas ! Un policier quand même, un roman tout simplement à coup sûr ! Ce pourrait être, aussi, un excellent scénario de film !
J’espère que vous serez nombreux à tenter le bonheur en l’ouvrant, car ce roman n’a pas encore le succès qu’il mériterait (je précise que je ne réagis là qu’en tant que lecteur enthousiaste ne connaissant absolument pas personnellement l’auteur).

 

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur CritiquesLibres.com

 

 


 

 

extrait du commentaire de Roque LE GALL de Mauvais Genres - Rade de Brest :

 

J'avais bien aimé son premier roman « Bloody Mairie ». J'avais beaucoup aimé « Tournée de campagne ». J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce troisième opus.

L'auteur a su créer des personnages « savoureux et attachants.

Ce road-movie à l'armoricaine, cette cavale fantastique, tragique mais ô combien tendre et humoristique, est une totale réussite !

« Plus je réfléchis, plus je me dis que mon histoire ferait un film formidable », se dit Charles, page 132. En tout cas, avec l'histoire de Charles, Jean-Paul Birrien a écrit un livre formidable !  

 

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur le site de Mauvais Genres - Rade de Brest. 

 

 


 

 

extrait du commentaire de Claude LE NOCHER sur rayonpolar.com :

 

Jean-Paul Birrien est un romancier inspiré, méticuleux, maîtrisant idéalement ses intrigues. Cette “road-story” agitée est impeccable ! 

Pas si ancienne et pourtant bien éloignée, l’époque est reconstituée par d’habiles petits détails. Un excellent roman, qui mérite les plus sincères éloges.

 

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur rayonpolar.com

 

 

 

 

 

EXTRAIT : CHAPITRE 1

 

L’Alhambra occupait massivement l’angle de la rue. Au-dessus des portes vitrées du vieux cinéma, les tubes de néon se tortillaient pour épouser le nom peint en lettres cursives. Des colonnes tarabiscotées de style arabo-égyptien, soutenaient la façade décolorée où s’affichaient Les dix commandements de Cecil B. de Mille.
L’individu qui se penchait contre les vitres pour tenter de voir à l’intérieur ne passait pas inaperçu. On lui donnait une bonne trentaine d’années, et avec son costume en tissu écossais vert pale, carrelé de jaune, il semblait sortir tout droit d’un film des années trente. Le pantalon de golf bouffait en dessous de ses genoux, laissant voir des chaussettes écossaises assorties, bien tirées sur les chaussures blanches et noires. Un col blanc et une cravate à pois émergeaient d’un veston ajusté, à poches plaquées. Son immense casquette irlandaise souple lui tombait sur les yeux, au-dessus d’un grand nez fin, et coiffait sa haute silhouette longiligne. Il cogna à plusieurs reprises contre les vitres, avant de reculer et de tourner lentement en rond sur le trottoir. Et puis soudain il se précipita dans la rue adjacente pour courir jusqu’à une petite porte de côté sur laquelle il tambourina des deux poings, sous le regard des passants plus étonnés par son accoutrement que par son tapage. La porte s’ouvrit brusquement, et il se retint au mur pour ne pas basculer à l’intérieur. Le visage hirsute d’un vieux bonhomme moustachu, vêtu d’une blouse grise et les lunettes au bout du nez, s’encadra dans l’ouverture.

― C’est quoi c’bordel !.. Ah c’est toi Charlie ?.. Mais c’est quoi cette tenue ! T’as l’air d’un guignol !
― Allons Georges, tu reconnais pas ?.. Gatsby… C’est moi Gatsby…
― Ma parole… T’es vraiment cinglé !

― Dis pas ça, Georges…
― Excuse, j’voulais pas… Mais faut plus qu’tu reviennes ici, Charlie. Tu sais bien qu’c’est plus possible. Combien d’fois faudra que j’te l’dise.
― Hé George… Tu sais miss Blandish… et bien elle meurt à la fin… J’l’ai lu dans le livre… Elle se jette par la fenêtre… C’est pas vrai c’qui racontent dans le film… À la fin…
― Je sais, tu m’l’as déjà dit cent fois… Il faut plus qu’tu r’viennes, tu comprends ? J’vais m’faire virer si tu continues. T’as qu’à aller au ciné l’soir, comme tout l’monde…
― J’peux pas à cause de ma mère… Tu sais bien, Georges…
― Écoute… Toi et ta mère… Et bien… Ma femme et moi on veut plus en entendre parler… Allez maintenant, tu dégages, j’veux plus t’voir rôder par ici.
― Dis-moi comment tu m’trouves ? Tu m’as pris pour Gatsby hein ? Allez, dis-le…
― Ma parole ! Mais t’es complètement givré !

 

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