| L'ouvrage |
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TOME 1
Instamment priée par son patron, le commissaire Fabien, de prendre un
mois de convalescence, Mary Lester choisit d'aller se reposer chez
l'une de ses amies, Monette Charron, infirmière à Trébeurnou, petit
village de la côte sauvage en Finistère nord.
À peine arrivée, elle se fait agresser par un type étrange qui conduit un énorme tracteur.
Elle réalise très vite qu'une atmosphère délétère pèse sur ce village
autrefois paisible. Des animaux domestiques disparaissent, des vieilles
personnes sont harcelées chez elles et il semble que le chef
d'orchestre de toutes ces exactions soit l'homme au gros tracteur.
L'individu, qui bénéficie d'appuis politiques, se croit tout permis.
L'apparition de Mary dans son périmètre le gênant, il la prend pour
cible.
Mais le capitaine Lester, même en permission, n'est pas femme à s'en laisser conter et rend coup pour coup.
La gendarmerie s'en mêle, puis les Renseignements Généraux qui
l'accusent d'avoir provoqué cet homme qu'ils semblent protéger.
La voici tout soudain contrainte, pour se défendre, de fouiller dans le passé mystérieux de l'agriculteur Vanco...
TOME 2
Ayant appris que Vanco, l'agriculteur irascible, avait séjourné en
Australie, Mary s'envole pour ce continent où elle espère trouver
quelques réponses à toutes les questions que pose son comportement
agressif.
Pourquoi Vanco a-t-il abandonné un magnifique domaine australien de
trente mille hectares pour une misérable ferme cent fois plus petite en
Finistère Nord ?
Elle a la chance d'être accueillie à bras ouverts par la famille résidant sur le domaine autrefois exploité par Vanco.
Et là, les choses commencent à s'éclairer. Elle a même la possibilité,
grâce à un ancien policier de brousse, d'enquêter jusque dans la tribu
aborigène des Musgrave qui, depuis la nuit des temps, occupe le
territoire des Trois Rivières, l'endroit où se trouvait le ranch de
Vanco.
Celui-ci a laissé derrière lui un souvenir déplorable et personne ne semble le regretter.
Après un séjour enchanteur sous le soleil du printemps austral, elle
retrouve l'automne breton et son concert de pluies et de vents.
Elle retrouve aussi les enquêteurs des RG qui n'ont pas lâché la piste.
Accusée de tous les méfaits, contrainte de se défendre devant un
conseil de discipline qui ressemble plus à un tribunal qu'à autre
chose, voilà une nouvelle fois Mary Lester dans de vilains draps.
Réussira-t-elle à se sortir du traquenard qui lui est tendu ?
Retrouvez ci-dessous un extrait du premier chapitre de ce double tome toujours aussi bien écrit par Jean Failler :
Où Jean Failler reprend la plume et où Mary Lester se voit infliger un mois de congé avec solde.
Pour le trentième récit de ses aventures et mésaventures, Mary Lester
m’a instamment prié de reprendre la plume. Je m’étais bien juré de ne
plus me mêler de sa vie, mais Mary a été plus éprouvée par son enquête
à Brest qu’elle veut bien l’avouer. Ceux qui l’ont suivie au cours de
ses pérégrinations du monastère de Landévennec au port de commerce de
Brest savent combien cette affaire a été rude et comment elle s’est
terminée tragiquement, dans la fureur et dans le sang. Un voyou est
mort, trois autres ont été blessés et le lieutenant Fortin a failli
perdre la vie ; Mary elle même a eu le cuir chevelu entamé par une
balle. À deux centimètres près, elle aussi aurait eu droit à la
médaille d’honneur de la police à titre posthume. Elle a eu beau faire
la brave, on ne sort pas intacte d'une telle aventure. Je ne la sentais
plus dans de bonnes dispositions
pour écrire. Alors, je lui ai proposé mes services,
qu’elle a acceptés avec empressement. Son patron, le commissaire
Fabien, sur recommandation du psychologue de la police, l’avait mise en
disponibilité pour un mois, ce qui, bien sûr, l’avait fait râler :
— Je ne suis pas malade, que diable ! avait-elle dit en apprenant cette mesure.
— Ordre du médecin, avait tranché le commissaire Fabien. Reposez-vous, prenez du bon temps…
— Du bon temps… du bon temps… vous en avez de bonnes, avait-elle grommelé. Puis elle s’était inquiétée :
— Fortin est-il lui aussi en congé ?
Le commissaire Fabien avait eu un geste de la main pour évacuer la question :
— Fortin, ce n’est pas pareil !
Réponse qui avait fait croiser les bras à Mary :
— Comment ce n’est pas pareil ? avait-elle demandé avec indignation. Il
a été plus gravement blessé que moi ! Il était à l’article de la mort,
souvenez-vous…
— Je m’en souviens parfaitement, avait coupé lecommissaire, agacé.
Finalement, tout le monde sortait de l’hosto, dans
ce commissariat : Fortin et Mary pour blessures, le commissaire Fabien
à la suite d’un grave ennui de santé. Mais celui-ci avait repris du
poil de la bête après son opération. Il avait arrêté le tabac, et ça se
voyait. Il n’avait plus la mine terreuse des gros fumeurs, son teint
s’était éclairci et son visage sérieusement remplumé.
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