| L'ouvrage |
Tome 1
Un singulier concours de circonstances amène Mary Lester sur les
bords du lac de Guerlédan, en centre Bretagne : la voiture de son ami
Lilian qui venait la retrouver pour une semaine de vacances, a été
accidentée en traversant le bourg de Saint Gwénécan et le voilà
immobilisé.
Elle vient donc le récupérer pour aller, comme prévu, faire de la
voile à la Trinité sur Mer, mais au cours de la nuit qu'elle passe au
Motel des Forges, sur les bords du lac, elle est témoin d'une scène
troublante : La jeune et jolie hôtelière est victime d'un coup de
téléphone anonyme qui la déstabilise complètement.
Le même soir, son compagnon qui avait disparu réapparaît en piteux
état en compagnie d'un type inquiétant, et il ne s'explique pas sur le
motif de sa disparition.
Il n'en faut pas plus à Mary Lester pour subodorer quelque chose
de louche. L'atmosphère délétère qui règne autour de cet immense
réservoir d'eau douce, la surprenante personnalité du garde-champêtre,
l'inquiétante silhouette du tenancier du bistrot du lieu, l'agressivité
de ses étranges clients ne peuvent que titiller sa curiosité.
Et quand on titille la curiosité de Mary Lester, Dieu sait jusqu'où ça peut aller…
→ Source : www.linternaute.com
Tome 2
Puisqu'elle est "sur place" et qu'elle s'est encore mêlée de ce qui
ne la regardait pas, voici Mary chargée par son chef de se pencher sur
le sort de deux gardes-chasse qui, au cours d'une mission, se sont
totalement évanouis dans la nature.
L'opinion générale est qu'ils ont surpris des braconniers de gros
gibier, qu'ils ont été tués et que leurs corps reposent au plus profond
d'un bois ou d'un marais inaccessible d'où ils ne sortiront jamais.
Cependant, au fil de son enquête sous l'égide de la gendarmerie,
Mary s'aperçoit que cette éventualité, aussi évidente qu'elle puisse
paraître, est peut-être complètement erronée.
La nouvelle orientation qu'elle veut donner à l'enquête ne plaît pas du tout au commandant Durand qui la rabroue sévèrement.
Et pour une fois, Mary Lester va se plier aux ordres d'un gendarme avec plaisir et soulagement.
→ Source : www.base-plein-air-guerledan.com
Extrait du Chapitre I du Tome 1
Ce n’était qu’un village comme on en traverse vingt lorsqu’on se rend
de Rennes à Quimper en empruntant la route du centre Bretagne qui n’est
certes pas la voie la plus rapide, mais assurément la plus pittoresque
pour relier ces deux villes.
Non que l’homme qui se déplaçait dans une Audi break de couleur sombre
voulût faire du tourisme. En fait il joignait l’utile à l’agréable :
l’utile étant la visite d’un client éventuel qui souhaitait installer
une maison dans les arbres près de son hôtel, l’agréable la semaine de
vacances qu’il projetait de passer en compagnie de son amie domiciliée
à Quimper.
Âgé d’une bonne trentaine d’années, le conducteur de l’Audi était
architecte. Il s’appelait Lilian Rimbermin et son break de couleur
sombre n’était pas de première jeunesse.
Le village de Saint-Gwénécan s’étirait au long d’une route qui le
pénétrait d’est en ouest, bordée de très vieilles maisons de granit
gris, doré çà et là par des lichens qui flamboyaient au soleil couchant
comme de très vieilles et très précieuses passementeries. En son
centre, une route formait une croix et la circulation était commandée
par des feux tricolores parfaitement anachroniques au cœur de ce
village dont la maison la plus récente avait été construite avant la
Révolution française.
Des panneaux routiers, non moins anachroniques, indiquaient que la
vitesse était limitée à trente kilomètres heure dans la traversée du
bourg, et des passages surélevés de la chaussée dissuadaient
efficacement tout dépassement de ces limites.
Le chauffeur de l’Audi, arrêté au feu rouge, regardait de droite et de
gauche, comme s’il était embarrassé pour trouver son chemin. Lorsque le
feu passa au vert, il s’engagea au ralenti vers la sortie du village
quand un vieux pick-up stationné sur le bas-côté devant une terrasse
sortit brutalement en marche arrière sans se préoccuper de ce qui se
passait sur la chaussée.
Une autre voiture venant en face, Lilian Rimbermin n’eut d’autre
recours que d’écraser le frein, mais le choc était inéluctable. Il y
eut un fracas de tôles froissées suivi du tintement cristallin des
éclats de verre de son phare avant droit qui pleuvaient sur la
chaussée...
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