Filosec et Biscoto n°2 - Le manoir des hommes perdus

 

 

 

roman format poche (11 x 18 cm)

128 pages

ISBN / EAN : 9782907572460

 

dès 9 ans  

 

 

 

Après leurs exploits sur l'Ile sans nom, Filosec et Biscoto n'ont plus le droit de partir seuls en bateau.

Leurs parents pensent qu'ils seront bien plus en sécurité dans les bois qui bordent la rivière.

Mais, dans un chateau abandonné à demi tombé en ruines, nos deux gaillards découvrent de vieilles connaissances en pleine activité criminelle.

À travers les souterrains du manoir des hommes perdus, Filosec et Biscoto vont devoir jouer serré pour sortir sans dommages des griffes des bandits. 

 

Chapitre 1

Ce mercredi là, j'étais avec mon copain Biscoto sur la grève, devant le chantier d'ostréiculture de mon père. Mon père n'aime pas trop me laisser inactif et, le mercredi, il me confie souvent un travail à ma mesure.

Je devais donc ranger les bourriches vides, les classer par taille, les compter afin que mon père sache combien il en restait et s'il fallait en commander d'autres au représentant.

Ce n'était pas un travail trop difficile, les bourriches sont ces petits paniers ronds, en bois déroulé, dans lesquels on range les huîtres avant de les expédier.

Chez nous, elles sont entreposées dans le grenier, au dessus du magasin où l'on trie les huîtres. Biscoto était venu me donner un coup de main et, à deux, le travail avançait beaucoup plus vite que si j'avais dû le faire tout seul. En fait, à midi nous avions fini une besogne qui aurait dû me prendre toute la journée.

Ensuite, nous avions déjeûné de crêpes chez ma grand-mère Jeanne qui habite une petite maison à quelques centaines de mètres de l'atelier, puis nous étions revenus par le bois en musardant.

Mon père était parti au bourg pour règler un problème avec la banque et il ne restait au magasin que ma mère qui faisait les comptes dans la petite cabine vitrée qui lui sert de bureau et Finette, la contremaîtresse, une forte femme qui, dit mon père, travaille comme deux hommes.

Naturellement, nous nous étions retrouvés sur la grève, près de la caravelle que mon père n'avait pas encore fini de réparer. (* voir les naufragés de l'île sans nom.) Le flot montait et la plate échouée sur le sable commençait à flotter. Bien évidemment, nous nous sommes installés à bord et bien évidemment, nous avons remonté la grosse pierre qui lui sert de mouillage.

Quand elle a vu ça, Finette est sortie et nous a interpellés :

- Dis donc, Filosec, qu'est-ce que tu nous prépares encore comme bêtise ?

- Mais rien Finette, ai-je répondu. On reste là au bord. Je veux juste montrer à Biscoto comment on godille.

Elle me regardait, soupçonneuse, campée sur le quai dans ses grosses bottes de caoutchouc noir, ceinte d'un tablier de ciré jaune, un fichu sur la tête.
 

 

 

 

FB02

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