à partir de 9 ans
roman format poche (11 x 18 cm)
192 pages
ISBN / EAN : 9782907572422
Pour éviter à leurs turbulents galopins de se jeter à corps perdu dans de nouvelles avnetures, les parents de Filosec et Biscoto décident de les confier, pour les vacances de Pâques, à un riche homme d'affaires qui possède un domaine de culture biologique dans le Maine et Loire.
Hélas ! Arrivés au château de Bellefontaine, nos deux héros se rendent compte qu'ils sont en réelle captivité et qu'ils vont devoir travailler comme des esclaves en compagnie d'autres enfants importés clandestinement de Corée.
Après bien des avatars ils parviendront à s'évader. Poursuivis par monsieur de Saint-Omer et ses hommes de main asiatiques... Parviendront-ils à échapper à la sinistre madame Zhou, au terrible Bao Zheng et à l'inquiétant docteur Cha, maître du jardin des simples ?
Chapitre 1
Pour
tout vous dire, moi ça ne me plaisait pas trop d’aller passer des
vacances à la campagne. Ça ressemblait à une punition plus qu’à une
récompense, mais puisque nos pères en avaient décidé ainsi…
Quand je dis « nos pères », c’est de celui de Biscoto et du mien que je veux parler, bien évidemment !
Fallait pas le nier, depuis quelque temps, nous leur causions bien du souci à ces chers parents !
Mais je crois qu’il vaudrait mieux que je commence par le commencement.
Je m’appelle Filosec - enfin, c’est mon surnom - puisque mon vrai nom
est Jean-Pierre Le Fur, et j’habite dans le Finistère, à l’estuaire
d’une rivière, l’Aven, qui se jette dans la mer. Je sais bien que les
rivières qui se jettent dans la mer sont des fleuves, mais l’Aven est
si petite, auprès de la Seine ou de la Loire qui font des centaines de
kilomètres, qu’on l’appelle simplement « la rivière ».
En fait, monsieur Le Hénan, notre instituteur, nous a appris que
c’était « un fleuve côtier », mais je trouve cette dénomination un peu
prétentieuse.
Je ne me vois pas dire à mon copain Biscoto, qui vient de Paris «
j’habite au bord d’un fleuve côtier », il se moquerait de moi, et, pour
une fois, il aurait raison !
La ville la plus proche de chez nous s’appelle Pont-Aven et elle est
connue dans le monde entier parce que, voici un siècle, une communauté
de peintres est venue s’y installer et que l’un d’entre eux, un dénommé
Gauguin, qui colorait les arbres en bleu et les prairies en jaune, est
devenu tout à coup célèbre.
Pour tout vous dire, moi ça ne me plaisait pas trop d’aller passer des
vacances à la campagne. Ça ressemblait à une punition plus qu’à une
récompense, mais puisque nos pères en avaient décidé ainsi…
Quand je dis « nos pères », c’est de celui de Biscoto et du mien que je veux parler, bien évidemment !
Fallait pas le nier, depuis quelque temps, nous leur causions bien du souci à ces chers parents !
Mais je crois qu’il vaudrait mieux que je commence par le commencement.
Je m’appelle Filosec - enfin, c’est mon surnom - puisque mon vrai nom
est Jean-Pierre Le Fur, et j’habite dans le Finistère, à l’estuaire
d’une rivière, l’Aven, qui se jette dans la mer. Je sais bien que les
rivières qui se jettent dans la mer sont des fleuves, mais l’Aven est
si petite, auprès de la Seine ou de la Loire qui font des centaines de
kilomètres, qu’on l’appelle simplement « la rivière ».
En fait, monsieur Le Hénan, notre instituteur, nous a appris que
c’était « un fleuve côtier », mais je trouve cette dénomination un peu
prétentieuse.
Je ne me vois pas dire à mon copain Biscoto, qui vient de Paris «
j’habite au bord d’un fleuve côtier », il se moquerait de moi, et, pour
une fois, il aurait raison !
La ville la plus proche de chez nous s’appelle Pont-Aven et elle est
connue dans le monde entier parce que, voici un siècle, une communauté
de peintres est venue s’y installer et que l’un d’entre eux, un dénommé
Gauguin, qui colorait les arbres en bleu et les prairies en jaune, est
devenu tout à coup célèbre.