roman format poche (11 x 18 cm)
240 pages
ISBN / EAN : 9782907572446
dès 9 ans
Filosec et Biscoto s'apprêtent à passer les vacnaces de Toussaint en
compagnie des grands-parents de Filosec : pépé Louis et mamie Jeanne
les accompagnent chez l'oncle Édouard et la tante Amélie.
Pour plus de sûreté, c'est le père de Biscoto qui les conduira
lui-même à Suscinio, dans le Morbihan, où le frère aîné de pépé Louis
habite, tout près de la forteresse médiévale.
Cette fois, tout a été prévu pour qu'ils passent des vacances paisibles.
Mais voilà que monsieur Biscot disparaît sans laisser de traces. Qu'a-t-il pu arriver à ce colosse qui paraît invulnérable ?
Au grand dam de madame Biscot, les gendarmes penchent pour une
fugue. Mais, dans la nuit, Filosec aperçoit une étrange créature
sortant furtivement du château inhabité.
Qui se cache sous le déguisement d'un bourreau du Moyen-Âge pour
arpenter la nuit venue le chemin qui longe l'insondable marais bordant
le château ?
Pourquoi ses traces s'arrêtent-elles comme par enchantement ?
Un mystère de plus que nos deux gaillards vont tenter d'élucider.
CHAPITRE 1
C’est comme ça que Kim est devenue ma petite sœur.
Ça
fait drôle, vous savez, de se trouver une frangine comme ça, tout d’un
coup quand on a toujours vécu tout seul entre ses parents. En fait de
petite sœur, elle l’était tout en ne l’étant pas.
Je m’explique : si vous avez lu nos deux précédentes aventures, Le jardin des simples et Les passagers du Sirocco, vous savez
que, lors de nos vacances de Pâques, Biscoto et moi nous avons mis en
échec — et fait arrêter — un gros bandit, monsieur de Saint-Omer, plus
redoutable encore que Luigi et Fernandez qui ont disparu dans la nature
et qu’on ne reverra sans doute plus jamais.
Ce monsieur de Saint-Omer, qui faisait le beau comme personne,
était en fait un trafiquant de la pire espèce. Il dirigeait une
organisation qui achetait des orphelins en Corée, les faisait entrer en
fraude en France où il les revendait.
Vous vous rendez compte, tout ça sous le couvert d’une œuvre de
bienfaisance, et en touchant des subventions du gouvernement !
Et en plus, il était à la tête d’un réseau de trafiquants de
drogue et avait emprisonné monsieur Landcastle pour lui faucher son
manoir et le château de la comtesse de Bellefontaine aussi !
Kim faisait partie de ces enfants orphelins que le bandit faisait
travailler comme des esclaves dans ses plantations de légumes
biologiques.
Je l’avais aidée à s’évader et je n’ai pas peur de dire que je
lui ai sauvé la vie parce que c’est vrai. Bao Zheng, le chef des gardes
l’aurait bien tuée s’il avait pu.