L'aumônier enquête à bord n°1 - L'aumônier du Ponant

 
 
 
roman format poche (11 x 18 cm)
224 pages
ISBN / EAN : 9782907572750 
 
 
 
 
Claude-Youenn Roussel, ethnologue de formation et passionné par la Bretagne maritime (il a collaboré au Chasse-Marée), nous fait partager la vie des marins sur les vaisseaux du Roi au XVIIIe siècle, mais aussi dans les bouges et les mauvais lieux que les matelots en bordée affectionnent.

 Avec une érudition étonnante servie par un vocabulaire d'époque tout à fait savoureux, cet auteur d’ouvrages spécialisés s’autorise ici l’écriture du romancier.

 De Brest à Paris, de Bordeaux au Havre, le lecteur suivra son héros, l'Aumônier, dans sa quête périlleuse.

 

 

En 1779, à bord du Conquérant, gros vaisseau de Sa Majesté, l’homme le plus subtil est certainement Gratien, modeste aumônier récemment sorti de son abbaye des Monts d’Arrée. Lorsqu’un crime est commis à bord, il s’insinue enquêteur de sa propre autorité, et va peu à peu dénouer les fils d’Ariane du mystère de cette mort, non sans se heurter aux dangereux meneurs d’une organisation aussi secrète qu’impitoyable .

 Mais est-ce bien lui qui mène le jeu ?

 

Prologue

Jupiter, voyant nos fautes,
Diit un jour, du haut des airs :
« Remplissons de nouveaux hôtes
Les cantons de l’univers
Habités par cette race
Qui m’importune et me lasse… »


La Fontaine

    Quand débute notre récit, en 1780, la guerre dite d’Indépendance américaine ou aussi pour La liberté des mers, a éclaté depuis deux ans, entre la France et l’Angleterre Depuis la période rampante des années précédentes, où Lafayette a indirectement illustré le drapeau blanc, les Anglais ont multiplié les provocations les plus brutales et les plus insultantes, notamment envers notre flotte. Tout a été dit quand à l’avenir de nos relations, avec la signature le 6 février 1778 à Versailles par Franklin pour les Américains d’un Traité d’amitié et de commerce, complété d’un Traité secret d’alliance militaire.
En Angleterre, même si les manœuvres de rapprochement avec l’Espagne menée par la France ne plaisent guère au ministère, la confiance règne. Les petits Français n’ont-t-ils pas été bien étrillés pendant la dernière guerre de Sept-ans. Malgré les rapports alarmants des multiples espions, et des traîtres que l’Albion, qui n’a jamais été aussi perfide, entretient dans tous les ports, si les milieux de la Navy sont conscients du redressement de la Marine français, l’opinion publique, enragée depuis trois ans par le soulèvement des colonies, est particulièrement remontée contre les « mangeurs de grenouilles » et toutes les occasions sont bonnes pour tenter des les humilier.
Malheureusement pour les Britanniques, bien que tardivement, le pacte de famille a joué. L’Espagne s’est engagée aux cotés du pays du cousin de son roi. Elle porte d’ailleurs toujours Gibraltar comme une plaie ouverte à son flanc, et une des premières mesures est d’en entreprendre un siège qui durera, ponctués des divers avatârs tout le long du conflit.
Dès ses débuts, la guerre se promet d’être sanglante, Les marins sont prêts à tout risquer. Sartine n’a-t-il pas obtenu du roi que toute prise de bâtiment militaire soit entièrement acquise aux officiers et équipages preneurs. Quant aux marchands de conquète plus facile, deux tiers leur appartiendront, mais le reste viendra alimenter les caisse de Invalides de la Marine.

 

 

CYR01

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