| L'ouvrage |
Un peu après la guerre, la flotte sardinière des malamoks et des pinasses se rassemble dans le porte de Douarnenez. Certains de Quiberon, d'autres des Sables-d'Olonne. L'un vient du Guilvinec, dans le pays bigouden. À bord, un mousse traîne un peu ses sabots. Ce mousse qui se souvient de son rude apprentissage, c'est Georges Tanneau.
Ce livre raconte sa première saison en mer. La relation pittoresque qu'il fait du milieu des pêcheurs constitue à la fois un document et une aventure humaine sans égale.
Au travers d'un récit vivant et pittoresque, le Bigouden Georges Tanneau vous offre un véritable documentaire qui a beaucoup séduit les journalistes de l'émission Thalassa et de nombreux lecteurs.
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| L'auteur |
Qui, au Guilvinec et plus largement dans les ports de pêche, ne connaît pas Georges Tanneau? Cet homme, souriant et avenant, connaît tout, ou presque, de la mer, des bateaux, du métier de marin.
Et, soucieux de partager sa si longue expérience - il a commencé son
apprentissage comme mousse en 1951, à l'âge de 14 ans - et doté d'une
fabuleuse mémoire, il a écrit ses souvenirs maritimes, mais aussi des
chansons et des poèmes ayant trait à la mer et au pays bigouden, son
port d'attache affectif.
Deux de ses récits sont aujourd'hui réédités par Coop-Breizh, réunis sous le titre Avant d'être matelot, dans un coffret cartonné, illustré d'une gravure couleur de Géo-Fourrier. Le mousse du Pescadou et Marin du Guil' retracent la jeunesse de ce jeune garçon orphelin de père, qu'était alors Georges Tanneau, et qui a commencé son apprentissage de la pêche à la sardine aux débuts des années 50 sur le chalutier Le Pescadou, au Guilvinec.
Les temps étaient rudes à l'époque et c'est à coup d'injures et
de bottes que le jeune homme a appris son métier, devenant alors, comme
il le dit aujourd'hui encore, un homme. Georges Tanneau a persévéré
pour devenir le Marin du Guil', un marin respecté, qui a terminé sa carrière dans la marine marchande.
Mais, même à l'heure de la retraite, Georges Tanneau a toujours la mer chevillée au corps
et il faut le voir, au Guilvinec, à l'heure du soir quand les bateaux
rentrent de la pêche, saluer les anciens, pousser un chariot qui n'est
pas complètement dans l'axe et se souvenir, encore et toujours, de ces
moments passés en Chine, en Afrique, dans tous les coins du monde. Curieux de tout, et surtout des populations locales rencontrées, de leurs coutumes, de leur vie quotidienne, Georges Tanneau n'a rien oublié. Sa mémoire, celui d'un passionné, lui permet de se rappeler du moindre détail, celui qui, une fois couché sur le papier, redonne vie à une époque révolue.
Passionné, Georges Tanneau, tellement passionné qu'il a veillé, pour
la sortie de ce coffret, à utiliser pour les titres de ses récits l'alphabet à barbe,
celui-là même qui était utilisé par les anciens pêcheurs sur les coques
de leurs navires, afin d'enjoliver les lettres et les chiffres pour,
selon la croyance, inciter la marée à être bonne...
extrait de Bigouden.Tv
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