Les enquêtes de Mary Lester n°11 - Mort d'une rombière

 Genre : Roman policier, Bretagne
 Année de publication : 1998
 Format : Poche (11 x 18)   Prix : 7,60 €
 Pages : 272
 ISBN / EAN : 9782907572064

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Présentation

 

 

    L'Île-Tudy, petit village de pêcheurs à l'embouchure de  la rivière de Pont L'Abbé à la pointe sud de la Bretagne. Un lieu paisible s'il en est. Son port abrite désormais plus de bateaux de plaisance que de pinasses sardinières et les maisons de pêcheurs « pied dans l'eau » ont, pour la plupart, été rachetées par des estivants. C'est dans ce pays de la douceur de vivre qu'une vieille femme, Annette Bonnetis, a été sauvegement assassinée. Les gendarmes ont tôt fait d'arrêter un coupable « idéal » que tout accuse. Mais Mary Lester, en se penchant sur l'étonnante personnalité de la victime, va faire des découvertes bien surprenantes...
 
 
→  Source photo : mairie.pagespro-orange.fr/mairie.ile-tudy/sitefr
 
 
 
 
 
 
 

Les médias en parlent...

 

 
  extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :

 

 

J’ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir, de passion et les sens en éveil. C’est prenant, surprenant et on met autant de temps que l’enquêtrice pour venir à bout de cette énigme. C’est probablement pour cela que ce roman fait partie de ceux que j’ai le plus apprécié de la série…
 
 

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Extrait : chapitre 1

  
 
 
Mary Lester arrivait sans se presser au commissariat de Quimper. En ce matin de mars, les eaux de l’Odet, ce fleuve côtier qui traverse la ville, étaient encore troubles des pluies de la veille, mais il y avait du printemps dans l’air. On sentait que les fleurs des marronniers étaient prêtes à faire éclater les gros bourgeons vernissés qui les comprimaient encore et qu’il ne s’en faudrait désormais que de deux ou trois journées de soleil pour que la nature se manifeste avec exubérance.
 Elle s’attarda quelques instants à contempler les magnolias centenaires penchés sur l’eau qui donneraient sans tarder, pour l’enchantement des passants, une extraordinaire floraison blanche et rose.
 Il n’y avait plus que la rue à traverser pour arriver au commissariat. Mary soupira : ce n’était pas un temps à aller s’enfermer dans un bureau ! Elle haussa les épaules : le devoir, le travail s’opposant au désir, en cette belle saison, de s’en aller musarder et humer la nature au printemps. A cette heure, ils étaient quelques millions comme elle, sur le point d’entrer au bureau, à l’atelier, à l’usine, qui ressentaient une incoercible envie d’accrocher le boulot au clou… Mais voilà, il faut bien vivre, il faut bien gagner sa croûte. Toujours présente la malédiction biblique : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Elle imagina quelques millions de soupirs poussés à cette heure par quelques millions de poitrines et avança vers le passage clouté.
 Le feu était au vert pour les piétons ; elle traversa après un dernier regard aux magnolias. Sur le trottoir opposé, un homme la regardait venir vers lui. Un homme dans la cinquantaine avancée, vêtu d’un trench-coat mastic, coiffé d’un feutre beige, fumant une cigarette américaine.
 Mary le reconnut, lui sourit :
 – Salut, patron.
 – Bonjour, jeune et jolie personne…
 Elle sourit plus largement. Depuis son entrée dans la police, elle n’avait travaillé que sous une hiérarchie masculine, pas toujours bienveillante, qui la considérait trop souvent comme une intruse ou alors, qui se ridiculisait en compliments éculés dans le but de la draguer.
 Le commissaire Fabien n’avait aucun de ces travers. Nonobstant cet uniforme de flic de cinéma des années trente qu’il se croyait obligé d’arborer, il avait des manières fort civiles et plus aucune prévention contre l’entrée des femmes dans la police…

ML11

8,00€ 7,60€