Les enquêtes de Mary Lester n°14 - À l'aube du troisième jour

 Genre : Roman policier, Bretagne
 Année de publication: 1998
 Format : Poche (11 x 18)
 Prix : 7,60 €
 Pages : 240
 ISBN / EAN : 97829075722 31
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Présentation

 

  
 
 
    Où va-t-on si les voyous se mettent à annoncer leurs forfaits dans des livres, avant de les commettre ? C'est la question que se pose Mary Lester en lisant À l'aube du troisième jour, un livre étrange qui raconte comment un chanteur célèbre va être enlevé pendant le festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. Le préfet est inquiet, le maire est inquiet, le président du festival est inquiet. Seul le commissaire Fabien, d'humeur bien guillerette en l'absence de sa femme, veut croire au canular. Néanmoins, il envoie Mary Lester enquêter sur place. Voici donc Mary plongée au coeur du festival, découvrant un monde nouveau, inconnu d'elle, où gravitent de bien inquiétants personnages.
 
 
 
→  Source photo : www.ville-carhaix.com
 
 
 

 

 

Extrait : chapitre 1

 
 
    C'était dans ce bureau que tout se décidait. Un bureau tout ce qu'il y avait de convenable, comme on en trouve chez le directeur de n'importe quelle administration. Une porte de bois verni au deuxième étage du commissariat de Quimper, un seuil que même les flics qui avaient de la bouteille et vingt ans de carrière ne franchissaient jamais sans une certaine appréhension.
 Il n'y avait guère que Mary Lester pour s'y rendre le cœur léger. Du moins le laissait-elle accroire… Car au fond d'elle-même elle se demandait toujours quelle mission insolite, curieuse ou impossible son patron lui réservait.
 Le plus souvent d'ailleurs, il y avait derrière ces ordres - émanant d'une autorité supérieure toujours un peu mystérieuse - une requête polie mais ferme de mettre à disposition pour telle ou telle mission le lieutenant Mary Lester.
 Le lieutenant Mary Lester obéissait donc sagement aux ordres de son chef hiérarchique, le commissaire divisionnaire Fabien. Il avait demandé qu'elle l'attende dans son bureau, ce qu'elle faisait depuis bientôt un quart d'heure.
 Rien n'était moins militaire que la tenue du lieutenant Lester puisque qu'en ce début du mois de juillet la jeune femme portait les vêtements d'été qui habillaient des milliers d'autres jeunes femmes partout en France : un pantalon de toile, des tennis blanches, une chemise de lin.
 Rien n'était plus trompeur non plus que l'aspect d'étudiante sage du lieutenant Lester. De taille moyenne, elle avait des cheveux châtains tirés en arrière en une courte tresse nouée par un élastique. Un joli visage volontaire, un regard profond et perspicace qui, si on s'y attardait, donnait à réfléchir à tous ceux - et ils étaient nombreux dans la police et ailleurs - qui la prenaient pour une brave petite jeune fille inoffensive.
 Pour avoir pensé de la sorte, quelques gros malins qui se croyaient intouchables se morfondaient derrière d'infranchissables barreaux et quelques autres, de ses collègues, s'étaient fait « remonter les bretelles » ou carrément tourner en ridicule pour n'avoir pas su voir l'envers des choses.
 Une porte s'ouvrit dans son dos et le commissaire Fabien entra.
 – Ah, vous êtes là, Mary ? …

ML14

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