Genre : Roman policier, Bretagne
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Année de publication: 1998
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Format : Poche (11 x 18)
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Prix : 7,60 €
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Pages : 240
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ISBN / EAN : 97829075722 31 |
Où
va-t-on si les voyous se mettent à annoncer leurs forfaits dans des
livres, avant de les commettre ? C'est la question que se pose Mary
Lester en lisant À l'aube du troisième jour, un livre
étrange qui raconte comment un chanteur célèbre va être enlevé pendant
le festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. Le préfet est inquiet, le
maire est inquiet, le président du festival est inquiet. Seul le
commissaire Fabien, d'humeur bien guillerette en l'absence de sa femme,
veut croire au canular. Néanmoins, il envoie Mary Lester enquêter sur
place. Voici donc Mary plongée au coeur du festival, découvrant un
monde nouveau, inconnu d'elle, où gravitent de bien inquiétants
personnages.
→ Source photo : www.ville-carhaix.com
Extrait : chapitre 1
C'était dans ce bureau que tout se décidait. Un bureau tout ce qu'il y
avait de convenable, comme on en trouve chez le directeur de n'importe
quelle administration. Une porte de bois verni au deuxième étage du
commissariat de Quimper, un seuil que même les flics qui avaient de la
bouteille et vingt ans de carrière ne franchissaient jamais sans une
certaine appréhension.
Il n'y avait guère que Mary Lester pour s'y rendre le cœur léger.
Du moins le laissait-elle accroire… Car au fond d'elle-même elle se
demandait toujours quelle mission insolite, curieuse ou impossible son
patron lui réservait.
Le plus souvent d'ailleurs, il y avait derrière ces ordres -
émanant d'une autorité supérieure toujours un peu mystérieuse - une
requête polie mais ferme de mettre à disposition pour telle ou telle
mission le lieutenant Mary Lester.
Le lieutenant Mary Lester obéissait donc sagement aux ordres de
son chef hiérarchique, le commissaire divisionnaire Fabien. Il avait
demandé qu'elle l'attende dans son bureau, ce qu'elle faisait depuis
bientôt un quart d'heure.
Rien n'était moins militaire que la tenue du lieutenant Lester
puisque qu'en ce début du mois de juillet la jeune femme portait les
vêtements d'été qui habillaient des milliers d'autres jeunes femmes
partout en France : un pantalon de toile, des tennis blanches, une
chemise de lin.
Rien n'était plus trompeur non plus que l'aspect d'étudiante sage
du lieutenant Lester. De taille moyenne, elle avait des cheveux
châtains tirés en arrière en une courte tresse nouée par un élastique.
Un joli visage volontaire, un regard profond et perspicace qui, si on
s'y attardait, donnait à réfléchir à tous ceux - et ils étaient
nombreux dans la police et ailleurs - qui la prenaient pour une brave
petite jeune fille inoffensive.
Pour avoir pensé de la sorte, quelques gros malins qui se
croyaient intouchables se morfondaient derrière d'infranchissables
barreaux et quelques autres, de ses collègues, s'étaient fait «
remonter les bretelles » ou carrément tourner en ridicule pour n'avoir
pas su voir l'envers des choses.
Une porte s'ouvrit dans son dos et le commissaire Fabien entra.
– Ah, vous êtes là, Mary ? …