Les enquêtes de Mary Lester n°16 - La bougresse

 

 Auteur

Jean Failler
 
Titre La bougresse
 
Éditeur
Editions du Palémon  
Parution 2000  
Format 11 x 18 cm (format poche)  

Pages

240 pages
 
Prix
8 €
 
ISBN
978-2-907572-32-3  
L'ouvrage Un bouquet de fleurs, quoi de plus pacifique qu'un bouquet de fleurs ? Cependant quand le bouquet est au bord d'une route de campagne, loin de tout lieu habité, lorsque les fleurs sont mystérieusement changées chaque jour et qu'au village voisin les bouches se ferment lorsqu'on demande ce qu'il fait là, il attire obligatoirement l'attention du passant. Surtout quand ce passant s'appelle Mary Lester. On est au coeur des Montagnes Noires et derrière cet innocent bouquet se cache une histoire noire elle aussi, que personne au bourg ne voudrait voir étalée sur la place publique. Malgré les réticences, les obstructions, Mary parviendra à découvrir le peu reluisant envers du décor. Et ce sera certainement une des enquêtes les plus surprenantes de sa carrière.
 
 
 

Les médias en parlent...


extrait du commentaire de Féline sur critiqueslibres.com :

 

Sur fond de décors campagnards, Jean Failler nous propose un roman policier où il mêle querelles rurales, superstitions et un brin de sorcellerie pour notre plus grand bonheur. Plus qu'un roman policier, "La bougresse" est réellement un roman du terroir.

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur CritiquesLibres.com

 

 

 Retrouvez ci - dessous un extrait du premier chapitre de cette enquête :  

 

 La Twingo de Mary Lester suivait maintenant une route montant entre deux bois de sapins sombres. Bientôt elle atteindrait le sommet des Montagnes Noires, au cœur de l’Argoat. C’était une belle route, bien goudronnée sur laquelle, par endroits, les bagnoles pouvaient taper le cent vingt, peut-être même le cent cinquante, sans être inquiétées par la maréchaussée.
 La maréchaussée réservait ses contrôles de vitesse à la double voie qui menait de Brest à Quimper. Là, les voitures étaient plus nombreuses et il y avait plus de délinquants potentiels.
 Mary Lester était en vacances et elle filait allégrement vers Roscoff où une bande de copains et de copines l’attendaient pour un séjour sur l’île de Batz. Pourquoi avait-elle pris ce chemin de traverse au lieu d’emprunter la voie express ?
 Une impulsion soudaine devant les panneaux indicateurs : d’un côté une route à double voie de circulation, rapide, de l’autre le chemin des écoliers, la traversée de ces collines mystérieuses érodées par les siècles, que l’on appelait, un peu abusivement peut-être, « les Montagnes Noires ». Ainsi elle passerait devant le manoir de Trévarez où – le temps d’une enquête – elle avait connu quelques émotions.
 La route n’était fréquentée de loin en loin que par un tracteur et quelques rares voitures.
 En ce siècle de gens pressés, la plupart des automobilistes préféraient emprunter la double voie express qui permet de traverser la Bretagne le pied au plancher, sans prendre le temps d’en comprendre l’âme.
 Tant pis pour eux ! Les chemins de traverse ont des charmes cachés et ils permettent de découvrir une vie dans des campagnes que l’on pourrait croire désertes.
 Dans ces monts à la beauté farouche, habités par des Celtes depuis la nuit des temps, se niche le village de Poulbihan, ce qui peut se traduire en français par « petit trou ».
 Poulbihan, on le sentait, n’avait pas toujours été le village endormi et quasi désert qui s’offrait à ses yeux. Une fort belle église entourée de riches maisons de granit témoignait de sa prospérité passée.
 Sur la place attenant à l’église quelques voitures stationnaient sous les platanes. Probablement des clients descendus à l’auberge. Car il y avait aussi une auberge. Peut-être était-ce le dernier commerce encore ouvert dans la commune, le seul endroit où les gens du lieu pouvaient encore se rencontrer autour d’un verre de bière ou de cidre.
 Le soleil dardait. On était au plus fort du mois d’août. Mary avait soif. Après tout, elle n’était pas pressée et une halte dans cette auberge pittoresque ne la retarderait guère. Et puis, ne lui avait-on pas dit qu’il y avait des bateaux pour l’île tous les quarts d’heure ?
 La porte de l’établissement était ouverte. Elle entra en baissant machinalement la tête car la porte en ogive avait été faite en des temps où un homme d’un mètre soixante-dix devait faire figure de géant. Vu sa taille, Mary n’aurait pas donné du front contre le linteau de granit, mais c’était tout juste.
 Elle se retrouva dans une pièce toute en longueur, dont la fraîcheur, après la fournaise du dehors, lui parut délicieuse. La salle baignait dans une obscurité relative, car elle ne prenait le jour que par deux fenestrelles étroites comme des meurtrières dont les petits carreaux étaient masqués par des rideaux de coton blanc.
 Face à la porte d’entrée, un bar, ou plutôt un comptoir bas comme on en voyait dans les boulangeries autrefois, un meuble de bois blanc couvert d’une plaque de zinc polie par l’usage. Derrière ce bar, des étagères supportant quelques bouteilles d’apéritifs divers et, parfaitement anachronique, un réfrigérateur moderne, en métal émaillé blanc, luisant comme bubon dans la pénombre.
 Les semelles de Mary crissèrent sur les larges dalles de granit du sol ; il y eut un temps de silence puis une porte couina et une vieille femme apparut derrière le comptoir et dévisagea Mary par-dessus ses lunettes.
– Bonjour, madame.
– Bonjour…
 L’accueil était plutôt rechigné. La femme considérait Mary avec suspicion. On semblait se méfier des étrangers au village. 

 

 
 L'auteur Cet ancien mareyeur breton devenu auteur de romans policiers a connu un parcours atypique !
Passionné de littérature, c’est à 20 ans qu’il donne naissance à ses premiers écrits, alors qu’il occupe un poste de poissonnier à Quimper.
En 30 ans d’exercice des métiers de la Mer, il va nous livrer pièces de théâtre, romans historiques, nouvelles, puis une collection de romans d’aventures pour la jeunesse, et une série de romans policiers, Mary Lester.
À travers « Les Enquêtes de Mary Lester », aujourd’hui au nombre de trente-deux, Jean Failler montre son attachement à la Bretagne, et nous donne l’occasion de découvrir non seulement les divers paysages et villes du pays, mais aussi ses réalités économiques.
La plupart du temps basées sur des faits réels, ces fictions se confrontent au contexte social et culturel actuel.
Pas de folklore ni de violence dans ces livres destinés à tous publics, loin des clichés touristiques, mais des enquêtes dans un vrai style policier.
La collection « Filosec et Biscoto », qui compte aujourd’hui cinq tomes, s’adresse elle aux enfants : de vrais romans d’aventure, dont le cadre reste la Bretagne, pleins d’humour et de sentiments vrais que ces deux héros attachants transmettent rapidement au lecteur.
Jean Failler a su relever le défi : redonner le goût de la lecture aux enfants à travers de formidables romans faits pour eux.
La série connaît déjà un grand succès, et a reçu plusieurs prix décernés par de jeunes lecteurs.
Jean Failler est également l'auteur de pièces de théâtre et de recueils de nouvelles.
 
 
 
Bibliographie

 
offre parrainage  Filosec et Biscoto n°1 - Les naufragés de l'île sans nom  
Toutes les enquêtes
de Mary Lester

 Mammig

Tomes 1 et 2

Les aventures de
Filosec et Biscoto

 
 
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 Authentique histoire de Bélise Le gros lot    L'homme que je n'ai pas tué
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