Les enquêtes de Mary Lester n°19 - L'or du Louvre

 

 Auteur

Jean Failler
 
Titre L'or du Louvre
 
Éditeur
Editions du Palémon  
 Parution  2001  
Format 11 x 18 cm (format poche)  

Pages

304 pages
 
Prix
8 €
 
ISBN
978-2-907572-37-8  
L'ouvrage
   
 
    Lors de l'exploration d'une épave avec un club d'archéologie sous-marine au large des îles Glénan, un plongeur se noie. Mary Lester qui, avec Fortin, fait partie de l'expédition est choquée par cette disparition accidentelle. Or elle apprend qu'un autre plongeur s'était également noyé dans des circonstances analogues quelques mois plus tôt. L'autopsie révèle dans les poumons du dernier noyé avait des traces d'oxyde de carbone. Or ces deux plongeurs expérimentés faisaient partie d'un groupe de trois amis inséparables. S'agit-il vraiment de morts accidentelles ? Le dernier de la bande est-il lui aussi menacé ? Comment de l'oxyde de carbone a -t-il pu se trouver mêlé à l'air comprimé des bouteilles ? Qui en veut à ce point à ces trois plongeurs ? Et pourquoi ? En cherchant à répondre à ces questions, Mary Lester va faire de bien surprenantes découvertes. L'archéologie sous-marine mène parfois à d'autres plongées, dans l'Histoire, et à des découvertes tout aussi passionnantes que celles que l'on fait avec un masque, des bouteilles et des palmes. Les plus redoutables requins ne sont pas tous sous la mer...
 
 
 
 
→  Source photo : www.cip-glenans.org
 
 
 
 
 

Les médias en parlent...

 

extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :

 

Nous, enfin vous, voilà donc, en compagnie d’un excellent roman policier qui aura comme une odeur de la mer, qui vous enchantera et vous donnera, qui sait, l’envie d’aller faire de la plongée en Bretagne lors de vos prochaines vacances…

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur CritiquesLibres.com

 

   

Retrouvez ci - dessous un extrait du premier chapitre de cette enquête palpitante :



— Où étiez-vous dans la nuit du douze au treize octobre ?
— Moi, patron ?
— Et qui d’autre ? Nous ne sommes pas trente-six dans ce bureau, que je sache !
Diable ! Le temps était à l’orage.
Le commissaire Fabien regardait le grand Fortin sans aménité. Assis devant le bureau du patron sur une malheureuse chaise qu’il écrasait de sa masse, le lieutenant de police Fortin tombait des nues ; d’ordinaire, cette question, c’était lui qui la posait et ce « moi, patron » trahissait une douloureuse indignation.
— Moi ? redit-il en appuyant l’index sur sa poitrine et en plissant le front.
— Oui, vous !
Il y avait de l’exaspération dans l’air et Fortin n’avait vraiment aucune idée de ce qu’il avait pu faire pour que le divisionnaire se mît dans cet état. Il finit par dire, d’une voix hésitante :
— Je suppose que j’étais chez moi…
Puis il leva sur le commissaire un regard de cocker battu sans raison par un maître aimé.
— Vous supposez ?
Le patron n'était rien moins que dubitatif : on le sentait sérieusement remonté.
— Ben oui. Vous me le demandez comme ça…
— Et comment faudrait-il vous le demander ?
Il passait à l’ironie, à présent, une ironie méchante :
— Je ne vais pas vous le chanter !
Fortin, lui, sentait toute l’injustice qu’il y avait à être traité de la sorte. Comme s’il pouvait se souvenir de toutes ses soirées ! Le 12, le 13 octobre, qu’avait-il fait ? Il n’avait tué personne ! L’injustice mène à l’excès, tout le monde le sait. C’est pour ça que les propos du lieutenant furent excessifs. La couleur de ses yeux changea, il redressa sa silhouette accablée et regarda le commissaire.
— Qu’est-ce que vous faites, vous, en rentrant du boulot ? demanda-t-il. Vous regagnez vos pénates, je pense.
Il faillit, abandonnant toute prudence, lui demander s’il allait courir la gueuse, et si c’était pour ça qu’il se sapait comme un VRP en goguette.
Mais il savait qu’on ne parlait pas ainsi au patron. Le divisionnaire Fabien n’était pas homme à se laisser impressionner par la carrure d’un lieutenant, si imposante fût-elle. Sa force était ailleurs, dans son regard, dans son maintien, dans cette énergie qu’on sentait bouillonner en lui, surtout lorsqu’il était en colère.
Ce qui était le cas.
Le commissaire fronça les sourcils. Il n’était pas dans les habitudes de Fortin de répondre de la sorte. Avec lui, c’était plutôt le service minimum : je rase les murailles, moins on me voit, mieux je me porte.
Fortin ne nourrissait pas d’ambitions démesurées, comme Mercadier, qui se voyait presque dans le fauteuil du patron. La première chose qu’il faisait en arrivant au commissariat n’était pas de s’informer des événements de la nuit, pas plus que de s’inquiéter des dossiers en cours. Non, Fortin plongeait sur l’Équipe pour s’enquérir des résultats sportifs de la veille.
Mais ce jour-là, il n’avait pas eu le loisir d’éplucher son quotidien favori. Le commissaire Fabien l’avait fait mander en son bureau à neuf heures pétantes.
— Alors, vous avez réfléchi ?
— Euh… fit le lieutenant décontenancé.
Se retrouver ainsi sur la sellette !
— Qu’est-ce qui s’est passé cette nuit-là ? demanda-t-il prudemment.
— C’est moi qui pose les questions ! aboya Fabien irrité, en tapant de la paume sur sa table de travail.
Au niveau des dialogues du moins, on restait dans le classique.
Le bureau du patron était impeccable, tout comme lui. Complet gris anthracite, chemise bleue, cravate rouge, Monsieur le Divisionnaire en jetait, et pas qu’un peu ! Ça faisait ricaner Fortin intérieurement. « De la frime ! » pensait-il, car l’élégance vestimentaire n’avait jamais été son fait et il jugeait les coquets comme appartenant à une sorte de sous-hommes un peu dégénérés.
Dans la pièce, le ménage avait été minutieusement fait : la moquette passée à l’aspirateur dans le sens du fil et les vitres de la fenêtre paraissaient inexistantes à force de transparence. Dans la bibliothèque de merisier clair, on apercevait une collection de Dalloz reliés en cuir fauve ciré au chiffon doux. S’il en avait été autrement, un vent mauvais aurait soufflé sur le commissariat, au moins jusqu’à midi.
 
 
 
 L'auteur Cet ancien mareyeur breton devenu auteur de romans policiers a connu un parcours atypique !
Passionné de littérature, c’est à 20 ans qu’il donne naissance à ses premiers écrits, alors qu’il occupe un poste de poissonnier à Quimper.
En 30 ans d’exercice des métiers de la Mer, il va nous livrer pièces de théâtre, romans historiques, nouvelles, puis une collection de romans d’aventures pour la jeunesse, et une série de romans policiers, Mary Lester.
À travers « Les Enquêtes de Mary Lester », aujourd’hui au nombre de trente-deux, Jean Failler montre son attachement à la Bretagne, et nous donne l’occasion de découvrir non seulement les divers paysages et villes du pays, mais aussi ses réalités économiques.
La plupart du temps basées sur des faits réels, ces fictions se confrontent au contexte social et culturel actuel.
Pas de folklore ni de violence dans ces livres destinés à tous publics, loin des clichés touristiques, mais des enquêtes dans un vrai style policier.
La collection « Filosec et Biscoto », qui compte aujourd’hui cinq tomes, s’adresse elle aux enfants : de vrais romans d’aventure, dont le cadre reste la Bretagne, pleins d’humour et de sentiments vrais que ces deux héros attachants transmettent rapidement au lecteur.
Jean Failler a su relever le défi : redonner le goût de la lecture aux enfants à travers de formidables romans faits pour eux.
La série connaît déjà un grand succès, et a reçu plusieurs prix décernés par de jeunes lecteurs.
Jean Failler est également l'auteur de pièces de théâtre et de recueils de nouvelles.
 
 
 
Bibliographie

 
offre parrainage  Filosec et Biscoto n°1 - Les naufragés de l'île sans nom  
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