Les enquêtes de Mary Lester n°1 - Les bruines de Lanester

 

Auteur

Jean Failler
Titre Les bruines de Lanester
Éditeur
Editions du Palémon
Parution 1998
Format 11 x 18 cm (format poche)

Pages

176 pages
Prix
8 €
ISBN 978-2-907572-12-5
L'ouvrage

La découverte d'un clochard noyé dans le Scorff, entre Lanester et Lorient, quoi de plus banal ? La disparation d'un directeur de société, ça arrive tous les jours! Des loubards qui volent une voiture, cambriolent une maison... Routine que tout cela pour l'inspecteur Amédéo. La vie s'écoule, simple et tranquille au commissariat de Lorient. Ou plutôt s'écoulerait, si une jeune femme, inspecteur stagiaire, ne s'avisait de vouloir contre toute logique, relier ces faits pour en tirer des conclusions pour le moins surprenantes. Mary Lester parviendra-t-elle, dans cet univers d'hommes, à mener son enquête jusqu'au bout ? Vous le saurez en marchant sur ses traces, dans Les bruines de Lanester.

 

 

 Extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :

Le suspens est bien construit et quand on arrive aux deux tiers du livre on a l’impression d’avoir tout compris, tout deviné… et pourtant… rien n’est fini et on continue de lire avec avidité ! Eh, oui ! cet auteur n’est pas seulement un auteur de policier, c’est un auteur, tout simplement et ces histoires sont plaisantes même au-delà des solutions, des aveux… Nous sommes donc en présence d’une série de qualité à l’écriture simple mais efficace, aux scénarios policiers très bien construits, avec un auteur se documentant beaucoup pour offrir une grande crédibilité au lecteur…

 
 
 
 

Retrouvez ci - dessous un extrait du premier chapitre de cette magnique saga :

 
Le corps de Maurice Toussaint, dit Momo, ou Toutousse, selon le degré d'intimité dans lequel on s'était trouvé avec le défunt, fut découvert à basse mer par Aimable Maugracieux, ci-devant maître canonnier, présentement en retraite.Il reposait sur la vase noire du Scorff, les bras en croix au milieu du parc à bois de la Compagnie des Indes, et devait à la bretelle de sa besace de n'avoir pas été emporté au large par le jusant. En effet, celle-ci s'était prise dans un des pieux vermoulus qui servaient autrefois à retenir les troncs dont on faisait les navires, et qui trempaient là de longs mois, immergés au gré des marées. Cette pratique avait pour effet d'habituer ces terriens à ce qui serait désormais leur élément, la mer, lorsque les charpentiers de l'Arsenal tout proche les auraient bien sûr débités en quilles, membrures, jambettes, bordés et autres mille pièces de bois qui, une fois assemblées devenaient par le génie de l'homme, un vaisseau de guerre.
À ces pieux destinés à retenir d'autres troncs que des troncs humains, Toutousse s'était sans vergogne amarré pour son dernier voyage.
Aimable Maugracieux surpris, s'arrêta, demeura un temps immobile comme s'il doutait de sa raison, puis jura devant sa macabre découverte :
— Nom de Dieu !
Et s'en approcha prudemment, comme s'il craignait une quelconque entourloupette de la part du défunt. Toutousse, de son vivant, n'avait jamais fait de mal à personne. C'était un doux clochard aux ambitions limitées à deux objectifs bien précis : trouver à boire quand il se réveillait, et dormir quand il avait bu.
Cette fois il avait bu plus que de raison, et d'un liquide dont son organisme n'avait pas plus l'habitude en usage externe qu'en usage interne : de l'eau ! Et de l'eau salée de surcroît ! Un liquide enfin qui ne lui filerait pas la gueule de bois puisque la gueule de bois n'est-ce pas, on ne la ressent vraiment qu'au réveil et que là, Toutousse paraissait parti pour un sommeil qui promettait d'être éternel.
Inoffensif de son vivant, la mort ne l'avait pas rendu redoutable. Néanmoins... On ne sait jamais. La face camuse d'Aimable Maugracieux se renfrogna sous le coup de la contrariété. Il allait falloir qu'il prévienne les flics et il n'était pas loin de prévoir des irritations de ce côté-là. Questions, témoignage, bref, perte de temps. Rien de bon, vraiment rien de bon ! ...  
 
 
 L'auteur Cet ancien mareyeur breton devenu auteur de romans policiers a connu un parcours atypique !
Passionné de littérature, c’est à 20 ans qu’il donne naissance à ses premiers écrits, alors qu’il occupe un poste de poissonnier à Quimper.
En 30 ans d’exercice des métiers de la Mer, il va nous livrer pièces de théâtre, romans historiques, nouvelles, puis une collection de romans d’aventures pour la jeunesse, et une série de romans policiers, Mary Lester.
À travers « Les Enquêtes de Mary Lester », aujourd’hui au nombre de trente-deux, Jean Failler montre son attachement à la Bretagne, et nous donne l’occasion de découvrir non seulement les divers paysages et villes du pays, mais aussi ses réalités économiques.
La plupart du temps basées sur des faits réels, ces fictions se confrontent au contexte social et culturel actuel.
Pas de folklore ni de violence dans ces livres destinés à tous publics, loin des clichés touristiques, mais des enquêtes dans un vrai style policier.
La collection « Filosec et Biscoto », qui compte aujourd’hui cinq tomes, s’adresse elle aux enfants : de vrais romans d’aventure, dont le cadre reste la Bretagne, pleins d’humour et de sentiments vrais que ces deux héros attachants transmettent rapidement au lecteur.
Jean Failler a su relever le défi : redonner le goût de la lecture aux enfants à travers de formidables romans faits pour eux.
La série connaît déjà un grand succès, et a reçu plusieurs prix décernés par de jeunes lecteurs.
Jean Failler est également l'auteur de pièces de théâtre et de recueils de nouvelles.
 
 
Bibliographie

offre parrainage  Filosec et Biscoto n°1 - Les naufragés de l'île sans nom  
Toutes les enquêtes
de Mary Lester

 Mammig

Tomes 1 et 2

Les aventures de
Filosec et Biscoto

 
 
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