| L'ouvrage |
La découverte d'un clochard noyé dans le Scorff,
entre Lanester et Lorient, quoi de plus banal ? La disparation d'un
directeur de société, ça arrive tous les jours! Des loubards qui volent
une voiture, cambriolent une maison... Routine que tout cela pour
l'inspecteur Amédéo. La vie s'écoule, simple et tranquille au
commissariat de Lorient. Ou plutôt s'écoulerait, si une jeune femme,
inspecteur stagiaire, ne s'avisait de vouloir contre toute logique,
relier ces faits pour en tirer des conclusions pour le moins
surprenantes. Mary Lester parviendra-t-elle, dans cet univers d'hommes,
à mener son enquête jusqu'au bout ? Vous le saurez en marchant sur ses
traces, dans Les bruines de Lanester.
Extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :
Le suspens est bien construit et quand on arrive aux deux tiers du
livre on a l’impression d’avoir tout compris, tout deviné… et pourtant…
rien n’est fini et on continue de lire avec avidité ! Eh, oui ! cet
auteur n’est pas seulement un auteur de policier, c’est un auteur, tout
simplement et ces histoires sont plaisantes même au-delà des solutions,
des aveux… Nous sommes donc en présence d’une série de qualité à l’écriture simple
mais efficace, aux scénarios policiers très bien construits, avec un
auteur se documentant beaucoup pour offrir une grande crédibilité au
lecteur…
Retrouvez ci - dessous un extrait du premier chapitre de cette magnique saga :
Le corps de Maurice Toussaint, dit Momo, ou Toutousse, selon le degré
d'intimité dans lequel on s'était trouvé avec le défunt, fut découvert
à basse mer par Aimable Maugracieux, ci-devant maître canonnier,
présentement en retraite.Il reposait sur la vase noire du Scorff, les bras en croix au milieu du
parc à bois de la Compagnie des Indes, et devait à la bretelle de sa
besace de n'avoir pas été emporté au large par le jusant. En effet,
celle-ci s'était prise dans un des pieux vermoulus qui servaient
autrefois à retenir les troncs dont on faisait les navires, et qui
trempaient là de longs mois, immergés au gré des marées. Cette pratique
avait pour effet d'habituer ces terriens à ce qui serait désormais leur
élément, la mer, lorsque les charpentiers de l'Arsenal tout proche les
auraient bien sûr débités en quilles, membrures, jambettes, bordés et
autres mille pièces de bois qui, une fois assemblées devenaient par le
génie de l'homme, un vaisseau de guerre.
À ces pieux destinés à retenir d'autres troncs que des troncs humains,
Toutousse s'était sans vergogne amarré pour son dernier voyage.
Aimable Maugracieux surpris, s'arrêta, demeura un temps immobile comme
s'il doutait de sa raison, puis jura devant sa macabre découverte :
— Nom de Dieu !
Et s'en approcha prudemment, comme s'il craignait une quelconque
entourloupette de la part du défunt. Toutousse, de son vivant, n'avait
jamais fait de mal à personne.
C'était un doux clochard aux ambitions limitées à deux objectifs bien
précis : trouver à boire quand il se réveillait, et dormir quand il
avait bu.
Cette fois il avait bu plus que de raison, et d'un liquide dont son
organisme n'avait pas plus l'habitude en usage externe qu'en usage
interne : de l'eau ! Et de l'eau salée de surcroît ! Un liquide enfin
qui ne lui filerait pas la gueule de bois puisque la gueule de bois
n'est-ce pas, on ne la ressent vraiment qu'au réveil et que là,
Toutousse paraissait parti pour un sommeil qui promettait d'être
éternel.
Inoffensif de son vivant, la mort ne l'avait pas rendu redoutable.
Néanmoins... On ne sait jamais. La face camuse d'Aimable Maugracieux se
renfrogna sous le coup de la contrariété. Il allait falloir qu'il
prévienne les flics et il n'était pas loin de prévoir des irritations
de ce côté-là. Questions, témoignage, bref, perte de temps. Rien de
bon, vraiment rien de bon ! ...
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| L'auteur |
Cet ancien mareyeur breton devenu auteur de romans policiers a connu un parcours atypique !
Passionné de littérature, c’est à 20 ans qu’il donne naissance à ses
premiers écrits, alors qu’il occupe un poste de poissonnier à Quimper.
En 30 ans d’exercice des métiers de la Mer, il va nous livrer pièces de
théâtre, romans historiques, nouvelles, puis une collection de romans
d’aventures pour la jeunesse, et une série de romans policiers, Mary
Lester.
À travers « Les Enquêtes de Mary Lester », aujourd’hui au nombre de
trente-deux, Jean Failler montre son attachement à la Bretagne, et nous
donne
l’occasion de découvrir non seulement les divers paysages et villes du
pays, mais aussi ses réalités économiques.
La plupart du temps basées sur des faits réels, ces fictions se confrontent au contexte social et culturel actuel.
Pas de folklore ni de violence dans ces livres destinés à tous publics,
loin des clichés touristiques, mais des enquêtes dans un vrai style
policier.
La collection « Filosec et
Biscoto », qui compte aujourd’hui cinq tomes, s’adresse elle aux
enfants : de vrais romans d’aventure, dont le cadre reste la Bretagne,
pleins d’humour et de sentiments vrais que ces deux héros attachants
transmettent rapidement au lecteur.
Jean Failler a su relever le défi : redonner le goût de la lecture aux
enfants à travers de formidables romans faits pour eux.
La série connaît déjà un grand succès, et a reçu plusieurs prix décernés par de jeunes lecteurs.
Jean Failler est également l'auteur de pièces de théâtre et de recueils de nouvelles.
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