| L'ouvrage |
Mary Lester n'a jamais pu ignorer l'appel d'une dame en détresse. Le fils de
Florence de Trébédan a disparu. Voilà donc Mary à Rennes pour une
affaire qui, au début, lui paraît si simple qu'elle pense la résoudre
dans les vingt-quatre heures. Mais très vite les choses se compliquent.
Jacques de Trébédan semble s'être volatilisé et Mary s'aperçoit qu'elle
n'est pas la seule à le rechercher. D'inquiétants individus font le
siège des lieux où pourrait se trouver le garçon. De quel lourd secret
le jeune footballeur, gloire montante du Stade Rennais, est-il le
dépositaire pour être ainsi traquer par les « forces noires » ?
→ Source photo : www.tourisme-rennes.com
Retrouvez ci - dessous un extrait du premier chapitre de cette enquête :
La maison se trouvait à Rennes, dans une petite rue oubliée entre
deux boulevards, un peu en retrait d’une promenade longeant la Vilaine,
ce fleuve côtier qui traverse la capitale de la Bretagne avant d’aller
se jeter en Atlantique, pas très loin de sa grande sœur, la Loire.
Il avait beaucoup plu les jours précédents et jamais la Vilaine
n’avait mieux mérité son nom : ses flots charriaient une eau limoneuse,
comme si tous les éleveurs de cochons, de Vitré à Châteaubourg,
s’étaient donné le mot pour curer, ce jour-là, leurs fosses à lisier.
Pourquoi les rivières de l’Ille-et-Vilaine avaient-elles des noms
aussi peu engageants ? La Rance, la Seiche, la Vilaine… pas terrible !
L’Aven, l’Ellé, la Laïta dans le Sud-Finistère avaient une consonance nettement plus poétique.
Le quartier avait dû être chic autrefois ; à présent il sentait
le négligé. Nombre de ses hôtels particuliers auraient eu besoin, pour
retrouver leur lustre, d’un sérieux ravalement et surtout que les
ouvriers ne rechignent pas à la peine, ne lésinent pas sur la peinture.
De ces maisons de maître, comme chez les vieilles coquettes, ne
subsistait que l’arrogance d’avoir été belles en leur temps. Les
promoteurs devaient avoir pour elles le regard du vautour des westerns
pour le cadavre à venir, attendant patiemment qu’elles tombent dans
leur escarcelle afin de les rayer de la carte au profit de clapiers de
luxe pour cadres aisés.
Mary Lester arrêta sa Twingo au mitan de la rue Liothaud et
examina avec circonspection la maison où elle était attendue : deux
étages de style rococo prétentiard, avec un toit à pans coupés où des
tabatières de zinc terni devaient éclairer les chambres de bonne, des
fenêtres en anse de panier à claveaux de pierre et rouleaux de briques
vernissées, une porte d’entrée à double battant donnant sur une sorte
de petit porche carrelé en noir et blanc.
|
|
| L'auteur |
Cet ancien mareyeur breton devenu auteur de romans policiers a connu un parcours atypique !
Passionné de littérature, c’est à 20 ans qu’il donne naissance à ses
premiers écrits, alors qu’il occupe un poste de poissonnier à Quimper.
En 30 ans d’exercice des métiers de la Mer, il va nous livrer pièces de
théâtre, romans historiques, nouvelles, puis une collection de romans
d’aventures pour la jeunesse, et une série de romans policiers, Mary
Lester.
À travers « Les Enquêtes de Mary Lester », aujourd’hui au nombre de
trente-deux, Jean Failler montre son attachement à la Bretagne, et nous
donne
l’occasion de découvrir non seulement les divers paysages et villes du
pays, mais aussi ses réalités économiques.
La plupart du temps basées sur des faits réels, ces fictions se confrontent au contexte social et culturel actuel.
Pas de folklore ni de violence dans ces livres destinés à tous publics,
loin des clichés touristiques, mais des enquêtes dans un vrai style
policier.
La collection « Filosec et
Biscoto », qui compte aujourd’hui cinq tomes, s’adresse elle aux
enfants : de vrais romans d’aventure, dont le cadre reste la Bretagne,
pleins d’humour et de sentiments vrais que ces deux héros attachants
transmettent rapidement au lecteur.
Jean Failler a su relever le défi : redonner le goût de la lecture aux
enfants à travers de formidables romans faits pour eux.
La série connaît déjà un grand succès, et a reçu plusieurs prix décernés par de jeunes lecteurs.
Jean Failler est également l'auteur de pièces de théâtre et de recueils de nouvelles.
|
|