| Auteur | Jean Failler |
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| Titre | Rien qu'une histoire d'amour |
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| Éditeur |
Editions du Palémon | ||||||||||||||||
| Parution |
2005 | ||||||||||||||||
| Format | 11 x 18 cm (format poche) | ||||||||||||||||
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Pages |
352 pages |
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| Prix |
8 € |
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| ISBN |
978-2-907572-67-5 | ||||||||||||||||
| L'ouvrage | Je
vous le jure, il n'y a qu'à moi que ces choses-là arrivent ! Pour avoir
secouru une vieille dame qui se trouvait mal au cimetière de
Douarnenez, me voici soupçonnée de meurtre ! Et, qui plus est, le
meurtre en question a été commis sur la ria d'Étel, dans le Morbihan,
un endroit où je n'ai pas mis les pieds depuis ma première communion.
D'ailleurs, est-ce un meurtre, est-ce un accident ? L'affaire n'est pas
claire, les gendarmes hésitent à se prononcer mais l'adjudant Oliveira,
faisant sienne la maxime « cherche à qui le crime profite » et de
surcroît pas fâché d'épingler un flic, m'a placée en pôle position sur
la liste des suspects. Je profite de quoi, au fait ? Vous allez voir,
c'est un peu gratiné ! Pour me dépêtrer de cette inconfortable
situation, il me faudra enquêter sur une histoire d'amour qui a mal
tourné, une histoire vieille d'un demi-siècle. Cinquante ans,
s'exclamerait Fortin, ce n'est plus de la police, c'est de
l'archéologie. Georges Brassens l'a dit, « Le temps ne fait rien à
l'affaire » et Henri Salvador l'a renchéri : « Quand faut y aller, faut
y aller ! ». Alors j'y vais, et s'il vous plaît de m'accompagner, vous
êtes les très bienvenus.
Mary Lester
→ Source photo : www.linternaute.com
Retrouvez ci-dessous un extrait du premier chapitre :
Je m’appelle Mary Lester, je vais bientôt avoir trente ans et je
suis capitaine dans la police nationale, attachée au commissariat de
Quimper.
Un certain nombre d’enquêtes que j’ai menées ont été rapportées par monsieur Jean Failler de manière assez objective et globalement satisfaisantes. Puis, à la suite d’une déplaisante affaire judiciaire, Jean Failler a décidé de se retirer, me laissant le soin de raconter mes enquêtes moi-même, ce que j’ai fait pour la première fois pour l’affaire de Brière. Dans le passé, Jean Failler avait toujours pris le parti de rapporter les affaires les plus spectaculaires, ou qui frappaient le plus son imagination ; cependant, il en est d’autres, plus secrètes, sur lesquelles il a fait l’impasse. Est-ce parce qu’elles étaient plus ou moins officieuses ? Est-ce parce qu’elles n’ont pas été conduites dans le cadre de la police nationale ? Ou, j’ose à peine poser la question, est-ce parce que monsieur Failler se fait vieux et qu’il a du mal à suivre mon rythme de vie qui est parfois trépidant ? Je ne sais si les raisons que j’évoque sont bonnes, tout ce que je constate, c’est que certaines enquêtes qui m’ont tenu à cœur ont été totalement ignorées par mon chroniqueur. Or, il m’est souvent arrivé, au cours d’interrogatoires en particulier, de m’entendre dire — le plus souvent sur le mode ironique — : « Quelle imagination ! Vous devriez écrire des romans policiers. » On ne me défie jamais en vain. J’ai déjà relevé le gant et aujourd’hui je redis « Chiche ! » et je m’assied devant mon ordinateur en me demandant par quel bout je vais bien pouvoir prendre l’affaire que je veux rapporter. J’ai longtemps pensé qu’un roman policier n’était autre chose qu’une sorte de rapport de police rallongé à la sauce de l’auteur et raconté avec plus ou moins de talent. C’est du moins ce que je m’étais imaginé, ne me privant pas, le cas échéant, d’un droit de critique exercé parfois sur le mode acide, à propos de ce qu’écrivait Jean Failler. Cependant, au pied de la feuille vierge, on ne tarde pas à s’apercevoir que l’affaire n’est pas si simple. Tant de choses se croisent et se recroisent dans une enquête policière ! Et il n’y a pas que les choses, les gens aussi apparaissent puis disparaissent. On croit que tel ou tel est impliqué, qu’il détient des renseignements essentiels, et puis on s’aperçoit que la grande gueule qui paradait sur le devant de la scène n’est en réalité qu’un personnage falot qui veut se donner de l’importance. En revanche, d’autres plus effacés, plus discrets, ont joué un rôle de premier plan dans le drame qui vous intéresse. Mais ils se gardent bien de le dire et il faut chercher, fouiller, essayer enfin de les pousser dans leurs retranchements. Ça n’est pas toujours de la tarte, comme dirait Fortin. À la réflexion, après un tri préalable, mieux vaut que je commence par le commencement. |
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| L'auteur | Né en 1940 à Quimper, il est l'auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (36 numéros à ce jour). | ||||||||||||||||
| Bibliographie |
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