| Auteur | Jean Failler |
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| Titre | Ca ira mieux demain |
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| Éditeur |
Editions du Palémon | ||||||||||||||||
| Parution |
2005 | ||||||||||||||||
| Format | 11 x 18 cm (format poche) | ||||||||||||||||
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Pages |
352 pages |
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| Prix |
8 € |
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| ISBN |
978-2-907572-73-6 | ||||||||||||||||
| L'ouvrage |
Mathilde Tristani a mystérieusement disparu et sa mère Anastasie, femme
d'affaires aussi influente que redoutable, a fait pression sur un
ministre de ses amis pour que l'on retrouve sa fille « sans faire de
vagues ».
Le commissaire Mervent, dont la seule crainte est de déplaire à
sa hiérarchie, m'a confié le dossier non sans réticence, et avec des
précautions oratoires qui m'ont passablement agacée.
Cordialement vôtre,Ça démarre mal, me direz-vous. Oui ça démarre mal. Et ça ne s'améliore guère par la suite. Il ne faut pas faire de publicité, il ne faut pas montrer de photos de la disparue, il ne faut pas voir son père... Il n'y a que des interdits posés par la mère Tristani. Comment enquêter dans ces conditions ? Où donc chercher cette gosse de riches ? C'est beau, le Cap Sizun, mais c'est vaste ! Et, quand au crépuscule la brume monte de la mer, noyant sous son manteau les falaises couvertes de bruyères et de landes, on y fait parfois d'étranges rencontres.
Mary Lester
→ Source photo : http://cleden-ballydehob.over-blog.com/
Retrouvez ci-dessous le Prologue de la 27e enquête de Mary Lester
Amis lecteurs, Je vous écris d’une des pointes les plus extrêmes de Bretagne ; entre la bigoudénie et le pays de Douarnenez, une péninsule de roc et de lande se projette comme une mâchoire de prognathe dans l’Océan qu’elle semble, indifférente à ses fureurs, vouloir mordre à pleine gueule. C’est le Cap Sizun. L’extrémité de son bec, la pointe du Raz, est connue du monde entier. Comme est connue cette terre mythique affleurant à peine la surface des eaux, noyée d’embruns quand l’Atlantique se fâche, l’île de Sein, flanquée de ses phares aux noms de légende juchés sur des écueils que seules les plus basses eaux découvrent : Ar Men, Tévennec, la Vieille… Dans ce pays farouche, on n’affuble pas les plages de noms d’opérette à des fins commerciales ; la plus belle d’entre elles se trouve au fond de la baie des Trépassés, ainsi nommée parce que c’est là que les déferlantes brassent ses sables d’or depuis la nuit des temps et ramènent inéluctablement les corps des audacieux qui ont défié les vertigineux courants du raz de Sein, déchirant leurs nefs sur ses récifs perfides. Pour séduire le touriste, il est de plus flatteuses appellations. Dans ce pays les hommes de la côte sont marins pêcheurs, parfois marins d’État, le plus souvent marins de commerce. Pour cause de mer, ils sont donc absents dix mois sur douze de leurs maisons basses blanchies à la chaux. C’est pourquoi les femmes mènent les affaires, et les mènent rondement. Quand vient le temps des invalides, ainsi nomme-t-on dans ce pays la retraite des gens de mer, le pli est pris : madame conduit la voiture, remplit les papiers d’assurance et de sécurité sociale, gère les ressources du ménage, est au fait des démarches administratives et cultive les légumes au jardin. Alors, un peu désœuvrés, les hommes s’achètent un petit canot et ils vont traîner leurs lignes, poser leurs casiers à crabes et à homards autour des têtes de roches qu’ils connaissent depuis leur plus tendre enfance… Les Capistes, ou les Kapen comme on dit en breton, sont de sacrées bonnes femmes… Mon grand-père me l’avait dit et, maintenant que je connais la grande Thasie, je comprends mieux le respect mesuré qu’il leur manifestait. Bien à vous,
Mary Lester.
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| L'auteur | Né en 1940 à Quimper, il est l'auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (36 numéros à ce jour). | ||||||||||||||||
| Bibliographie |
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