Les enquêtes de Mary Lester n°29 - Le passager de la Toussaint

 

Auteur Jean Failler
Titre Le passager de la toussaint
Éditeur
Editions du Palémon
Parution
2006
Format 11 x 18 cm (format poche)

Pages

352 pages
Prix
8 €
ISBN
978-2-907572-78-1
L'ouvrage

 

De retour à Quimper après une longue convalescence, le commissaire Fabien me confie une bien étrange mission : rencontrer un magnat du commerce qui aurait des ennuis.
Le genre de job que j’affectionne, comme vous le savez…
Mais voilà, ce Monsieur m’est recommandé par un ponte de la place Beauvau, l’ineffable commissaire Mervent, devenu bras droit du ministre de l’Intérieur.
Pour faire preuve de bonne volonté, car Mervent m’a rendu un signalé service lors d’une précédente enquête, je décide de rendre visite à monsieur Pinchard en son domicile de Landévennec.
Celui-ci me révèle que son fils Matthieu, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son meilleur ami et en fuite depuis sa condamnation, vient d’être retrouvé.
Où s’était-il caché pendant ces quinze ans ? Tout simplement à quelques encablures du domicile de son père, au monastère de Landévennec où il était connu sous le nom de « Frère Grégoire ».
Tout est rocambolesque dans cette histoire, depuis la mort de Jacques Courtois, l’évasion de Matthieu Pinchard et même son arrestation à Brest vingt ans plus tard par le plus grand des hasards. Moi, vous me connaissez, dès qu’il y a mystère, il faut que je voie l’envers du décor. De Landévennec à Plougastel-Daoulas, du port de commerce de Brest au quartier de Pontanézen, c’est en long en large et en travers que je vais arpenter cette mystérieuse rade.
Et je ne serai pas déçue ! Vous non plus, j’espère !

Cordialement vôtre,

Mary Lester

 

 

    

 

 

 

 

 Source photo : www.linternaute.com

 

 

 

 

 

Extrait :

 

 

Chapitre 1 :

 

 

Le commissaire divisionnaire Lucien Fabien était de retour. Ça me fit vraiment plaisir de l’apprendre lorsqu’en ce lundi de novembre humide et doux, le brigadier Mélennec, un des plus anciens gardiens qui finissait sa nuit, m’interpella à mon arrivée au ­commissariat :
— Capitaine, le patron a demandé après vous.
Formulation directement traduite du breton. ­Mélennec n’était sorti de sa ferme de Briec que pour faire son service militaire et, dans la foulée, il était entré dans la police par le biais des Compagnies ­Républicaines de Sécurité.
J’avais cru voir une étincelle dans les petits yeux bleus du bonhomme qui attendait sa retraite paisiblement en cultivant son jardin, un embonpoint prospère et une trogne fleurie. D’ailleurs, au passage, il m’avait balancé un clin d’œil complice et il avait prononcé « Le Patron » avec une emphase telle qu’on devinait une majuscule à l’article comme on le fait lorsqu’il s’agit d’une divinité.
Pendant l’indisponibilité du commissaire Fabien, les « en tenue », comme les officiers, avaient eu à subir un fonctionnaire détaché du ministère. Il avait sévi le temps que le patron se relève d’une délicate intervention chirurgicale.
On n’aurait pas aimé le garder, ce commissaire Mervent ! Pendant les deux mois qu’avait duré l’intérim, il s’était montré pointilleux à l’excès pour des détails qui n’en valaient pas la chandelle et incompétent pour les affaires plus sérieuses.
Comme aurait dit Talleyrand, « souvent insuffisant mais toujours suffisant ». Une formule qui allait ­comme un gant à ce technocrate tombé dans la police par les hasards conjugués d’une ambition démesurée et des disponibilités ministérielles.
Bref, tout le monde était ravi d’en être ­débarrassé. Et comme dans ce pays, la peau d’âne prévaut sur ­l’expérience, Mervent, diplômé de l’ENA s’il vous plaît, avait retrouvé une nouvelle fonction plus digne de ses ambitions au ministère. Il allait pouvoir y grenouiller allègrement avec d’autres arrivistes de son acabit.
« Qu’importe où il sera, avait soupiré Fortin en ­apprenant son départ, du moment que c’est loin de chez nous… » Opinion qui faisait l’unanimité du personnel au grand complet.
Je toquai à la porte directoriale et j’entendis avec bonheur sa voix, toujours sèche et brève :
— Entrez !
J’obtempérai et considérai avec ravissement le ­commissaire divisionnaire Lucien Fabien assis derrière son bureau.
— Patron ! m’exclamai‑je, ce que ça fait plaisir…

 

 

 L'auteur  Né en 1940 à Quimper, il est l'auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (36 numéros à ce jour).
Bibliographie
offre parrainage  Filosec et Biscoto n°1 - Les naufragés de l'île sans nom  
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