Genre : Roman Policier, Bretagne
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Année de publication :1998 |
Format : 11 x 18 cm
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Prix : 7,60 €
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Pages : 272
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ISBN / EAN : 9782907572149 |
Présentation
Après Les bruines de Lanester et Les diamants de l'Archiduc,
voici une troisième enquête de Mary Lester en Cornouaille. Cette fois,
son patron lui confie une enquête de routine, un accident de chasse où
un industriel a trouvé la mort. Il y a des témoins dignes de foi, des
notables qui ont assisté au drame...Un fusil qui explose, ça arrive et
le commissaire principal est tanquiile : cette fois, tout ce que pourra
faire l'inspecteur Lester, c'est de remplir les paperasses habituelles
en pareil cas, sans aller chercher midi à quatorze heures, sans mettre
tout le monde sans dessus dessous. Voire, quand Mary Lester se penche
sur le plus anodin des problèmes, voilà qu'il devient tout soudain
extraordinairement complexe. Après tout, cet accident n'est peut-être
pas aussi accidentel qu'il le paraît.
→ Source photo : www.hautpaysbigouden.com
Les médias en parlent...
extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :
Le tout est si bien écrit et si bien raconté que le lecteur se laisse
manipuler par le romancier et qu’il est tout déçu quand le nom du
coupable est connu… Ben… Oui, parce que c’est le moment de refermer le
roman…
Il s’agit là du troisième épisode des enquêtes de Mary Lester et j’ai
pris beaucoup de plaisir à le lire et j’espère qu’il en sera de même
avec vous… C’est tout le mal que je vous souhaite…
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Extrait : chapitre 1
Le corps de ferme de la Neuve Maison n’avait été élevé à la
dignité de rendez-vous de chasse qu’à une date toute récente. Boulois
s’en souvenait. Il y avait une quinzaine d’années à peine, cette cour
sablée et roulée avec soin, bordée d’hortensias et de géraniums
défleuris où tout à l’heure les puissantes berlines des nouveaux
actionnaires allaient se ranger en bon ordre, n’était qu’un cloaque
puant où les vaches s’enfonçaient jusqu’au jarret, et se dégageaient
avec un bruit de succion mou et dégoûtant pour regagner leur étable.
Et leur étable, vénérable maison de granit deux fois centenaire,
une date gauchement gravée dans un linteau de porte en attestait, dont
les murs de guingois étaient renforcés d’arcs-boutants rendus
nécessaires par une gîte impressionnante, vidée de son purin, dûment
désinfectée, carrelée de grès rustique, était devenue la maison des
chasseurs.
Dans la sérénité du matin, Boulois attendait patiemment près de sa vieille Peugeot garée derrière le court de tennis.
La ferme comprenait quatre bâtiments de dimensions inégales qui
cernaient la cour. Il y avait, tout en longueur, le pavillon des
chasseurs avec, à chaque pignon, une énorme cheminée de pierre, puis,
perpendiculaire à cette longue bâtisse, l’ancienne remise à outils et
son four à pain de pierre à l’ancienne, qu’un lierre épais couvrait
d’abondance. Luxueusement refaite, cette maison construite en gros
blocs de granit gris abritait au rez-de-chaussée un salon cossu meublé
de fauteuils lourds et confortables qui s’ouvrait sur la cour par une
large porte-fenêtre à petits carreaux. Après le repas, ces dames y
feraient un bridge si le temps ne permettait pas le tennis. La maison
du garde, qui faisait face au pavillon de chasse, était la construction
la plus récente de l’enclos. Trapue, sans grâce, blanchie à la chaux
avec des contrevents verts, elle portait aussi à son fronton sa date de
naissance : 1938. Enfin, fermant le carré, le plus ancien bâtiment de
la ferme. Tout de granit lui aussi, moussu, bas, accroché au sol comme
pour défier les tempêtes d’ouest, il rappelait, par ses murs aveugles
et ses portes étroites comme des meurtrières, un temps lointain où
l’impôt se calculait au nombre d’ouvertures d’une maison.
Lucien Bévin, le garde, par autorisation de madame veuve Delval,
y élevait quelques canards, quelques poules et deux douzaines de lapins
qu’il vendait de droite et de gauche pour agrémenter sa maigre pension
d’ancien cantonnier…