Les enquêtes de Mary Lester n°5 - Le manoir écarlate

 
 Genre : Roman policier, Bretagne
 Année de publication : 1998
 Format : Poche (11 x 18 cm)  Prix : 7,60 €
 Pages : 304
 ISBN / EAN : 9782907572156
 
 
 

 

 

 

 

 

Présentation

 

  
 

 

Il y a, au coeur de l'Argoat, la Bretagne des bois par opposition à l'Armor, celle de la mer, un étrange château de briques rouges qui semble avoir été construit au prix d'un pacte avec la Diable. c'est dans ces montagnes Noires qui savent au gré du temps, être enchanteresses ou lugubres comme l'enfer, que Mary Lester vient enquêter sur la mort violente d'un conférencier au château. Crime rituel ? La mise en scène du cadavre pourrait le laisser croire, si une seconde mort ne venait endeuiller l'illustre assemblée des écrivains qui y font salon. Quel est donc ce meurtrier qui va et vient dans le domaine sans que la centaine de C.R.S. appelés en renfort par un élu pris de panique, paraisse le gêner le moins du monde ? Serait-ce un esprit, un insaisissable fantôme qui, au nom d'une mystérieuse malédiction venue du fond des âges, tue impitoyablement au« Manoir écarlate » ? 

 

→  Source photo : www.trevarez.com

 

 

 

 

Extrait : chapitre 1

 

… En ce qui me concerne, dit le petit homme, je dois vous avouer que je n’éprouve pas pour le marquis de Kerjégu une sympathie débordante…
 Vêtu d’un costume sombre, cravaté de rouge, les cheveux poivre et sel tirés en arrière, il fit quelques pas dans l’immense salle du château, comme s’il réfléchissait, puis revint se planter devant son auditoire l’index en l’air tel un maître d’école désireux de fixer l’attention de ses élèves.
 … Car, mesdames et messieurs, songeons-y bien : qui était ce marquis de Kerjégu ?
 Il laissa passer un temps de silence, comme pour laisser venir une réponse improbable, puis l’improbable ne se produisant pas, il martela :
 – Je vais vous le dire : un hobereau de création récente, un parvenu ! Une sorte de coq de village qu’un mariage avec la fille d’un banquier avait enrichi au-delà de tout ce qu’on peut imaginer…
 Sous le haut plafond de la salle de réception du château de Trévarez, on aurait pu entendre soupirer les anges. Les estivants qui assistaient à la conférence se tenaient immobiles devant leurs coupes de champagne tiède, avec l’air studieux de ceux qui profitent de leurs vacances pour se cultiver. Sur un coin de table, une petite dame prenait des notes…
 Dans le grand château de briques rouges en cours de rénovation, avaient lieu deux fois la semaine durant la saison estivale, des causeries sur tel ou tel sujet. Hier, les chevaliers de la Table Ronde, aujourd’hui, l’histoire singulière de ce singulier manoir. Au travers du double vitrage des hautes fenêtres de la salle gothique, on apercevait le soleil qui se couchait derrière les Montagnes Noires, illuminant de ses derniers feux une campagne verdoyante où des corps de ferme étaient posés çà et là, aussi minuscules que lorsqu’on les voit d’avion.
 « Ar maner ru », le manoir rouge, comme on l’appelait dans la région parce qu’il était bâti de milliers de petites briques pourpres soigneusement appareillées, était perché sur le haut d’une colline d’où l’on découvrait l’horizon de tous côtés. Par voie de conséquence, on le voyait aussi de partout, sorte de phare que le soleil couchant faisait flamboyer, planté au milieu des bruyères, dominant de ses tours orgueilleuses et austères les plus hautes futaies de ses fiefs …

ML05

8,00€ 7,60€