Genre : Roman policier, Bretagne
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Année de publication : 1998 |
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Format : Poche (11 x 18)
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Prix : 7,60 €
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Pages : 272
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ISBN / EAN : 9782907572194 |
Camaret-sur-Mer. Un petit port tranquille
à l'entrée de la rade de Brest. Mary Lester, pour échapper à la
pression des médias, s'y réfugie pendant sa convalescence, suite à
l'affaire de Saint-Malo. Elle trouve une population choquée : par deux
fois, on a tenté de voler la Belle-Etoile, le
langoustier emblématique de leur port, reconstruit à l'identique. Pour
ces forfaits, un homme a été arrêté, jugé et condamné après avoir
prétendu, contre toute vraisemblance, avoir agi seul. Puis voilà
qu'inexplicablement, le bateau est jeté à la côte au cours d'une
tempête. Convalescente ou pas, Mary ne peut rester insensible au
désarroi des Camaretois. Découvrira-t-elle pourquoi on a volé la Belle-Etoile ?
→ Source photo : www.camaret-sur-mer.com
Les médias en parlent...
Extrait du commentaire de Shelton sur critiqueslibres.com :
Ce qui semble une petite enquête intermédiaire, un instant de détente,
pour la policière comme pour le romancier, va se transformer en
aventure éprouvante pour ne pas dire pire et la police nationale sera
confrontée, cette fois, à l’armée, ni plus ni moins…
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Extrait : chapitre 1
La route montait toujours au long de collines couvertes d’une
végétation brune et rase, bordée de loin en loin par quelques pins
rabougris qui tentaient de survivre dans ce sol rocailleux et aride.
Dans le ciel bleu couraient des nuages blancs, gris, noirs. Il sembla à
Mary Lester que, tout à l’heure, elle pourrait les toucher du doigt. La
route allait s'étrécissant, devenait chemin, un chemin de plus en plus
abrupt, mais on pouvait monter encore. Elle dut passer en première
devant une pancarte indiquant qu’on n’était plus qu’à quelques
centaines de mètres du Menez Hom, point culminant de l’épine dorsale du
massif armoricain.
Enfin la petite Austin noire arriva à un parking sur lequel, en
dépit de l’heure matinale, il n’y avait déjà plus guère de place. Par
bonheur, la voiture n’était pas bien large. Mary parvint à l’insérer
entre deux énormes camping-cars immatriculés en Allemagne.
Le parking était délimité par des rondins de sapin enfoncés dans
le sol. Au-delà de cette barrière symbolique s’étendait un vaste
terre-plein couvert de cailloux blancs entre lesquels poussaient
difficilement des touffes d’herbe dure.
Bien que le mont culminât à la modeste hauteur de 330 mètres,
elle eut soudain l’impression d’être suspendue entre ciel et terre. La
vue panoramique était extraordinairement belle. A sa gauche, à
demi-masqué par un mamelon pelé, le port de Douarnenez blotti au fond
de sa baie. Droit devant, voilé par une brume de beau temps, le Cap de
la Chèvre, puis une longue langue de terre où villages et hameaux
faisaient de petites taches blanches. Ici le jaune acide d’un champ de
colza éclairé par le soleil ; là, le sable roux d’une carrière à ciel
ouvert et d’autres carrés encore, vert vif, d’un vert insolent, un vert
de printemps.
Et au fond, tout au fond en se retournant vers le nord, une
énorme agglomération : Brest. Sa célèbre rade scintillait sous le
soleil, un long bâtiment de guerre gris sortait lentement du goulet. Dans le ciel, de petits avions télécommandés planaient et des
jeunes gens, sanglés dans leur combinaison, casqués, montaient et
descendaient, au bout des suspentes de leurs parachutes ascensionnels,
longues bananes de tissu multicolore qui, au gré des vents, les
emportaient vers le ciel comme des aigles…