| Auteur | Angèle Jacq |
| Titre | Le voyage de Jabel |
| Éditeur |
Palémon - Coop Breizh |
| Parution |
2004 |
| Format | 11 x 18 cm (format poche) |
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Pages |
304 pages |
| Prix |
7,50 € |
| ISBN |
978-2-843462-18-5 |
| L'ouvrage |
Voici quelques articles parus dans la presse :
Jabel s’approche… robuste paysanne… franc parler et truculence, elle
vous regarde droit dans les yeux : “ Kai sur gomzit brezhoneg ? ” -
Sans doute parlez-vous breton ? Ben non, désolé Jabel, mais c’est pas
grave, on s’y fera… il y a traduction simultanée… Mal mariée à Fañch…
le poivrot meurt, et voilà Jabel saisie d’une idée folle, aller voir
son fils et son petit-fils, mi-breton, mi-maori… elle vend ses vaches,
son lopin de terre pour payer le billet d’avion… Ce qui adviendra,
là-bas, en Nouvelle-Zélande, ne se raconte pas… Un voyage cocasse, mais
la drôlerie d’Angèle Jacq reste toujours empreinte d’un profond respect
pour son personnage… On pense à Clavel, Claude Michelet ou Ragon avec
en plus… l’accent fort de la terre bretonne…
Michel Lioubes. L’Indépendant de Perpignan. Hélène Gefflot. Ouest-France.
Retrouver en exclusivité le premier chapitre de ce livre qui ne vous laissera pas indifférent :
Cassée en deux, d’une poigne ferme elle saisit la betterave près du
collet, d’un tour de main ramasse l’ensemble du feuillage vert mêlé de
jaune et d’ocre roux, et arrache la plante. Dans l’aube blanche et
embrumée de cette fin octobre, la pluie de la veille gelée par les
premiers frimas y a façonné des glaçons pointus et coupants. Ils
cisaillent les mains de Jabel, aux gerçures boursouflées par le froid,
sanguinolentes, crevassées par le gel. Elle se relève et, tenant le
tubercule de la main gauche, tranche les feuilles de la betterave de
l’autre en la jetant sur le tas où, méthodiquement, elle les empile. Le
patron de la ferme viendra plus tard donner un coup de main à la
journalière. Pour l’heure, aidé par sa femme, il s’affaire à la ferme.
La traite puis le nettoyage de l’outillage et des crèches, les bêtes à
nourrir et à mener au champ, la litière à épandre, accaparent le plus
clair de sa matinée. Jabel grimace de douleur. L’onglée torture sa main
gauche bleuie par la glace, celle qui maintient la racine. Eürusamant,
an hini dehou a labour gant ar gontell, neus 'n em dommet…
Heureusement, la main droite qui manie le couteau s’est réchauffée, se
dit-elle.
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| L'auteur |
Née à Landudal en 1937, Angèle Jacq a toujours vécu et travaillé en
Bretagne. D’abord agricultrice, elle a exercé différents métiers avant
de devenir pigiste et écrivain.
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| Bibliographie |
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